Mardi, 13 Novembre, 2018

"Une mobilisation renforcée" après les menaces de "purge" contre les policiers — Halloween

A Paris en août A Paris en août
Max Fresnel | 01 Novembre, 2018, 08:24

Les forces de l'ordre restent tout de même vigilantes ce 31 octobre. "D'autres y compris dans ce département ont repris cet appel à la purge", a poursuivi le ministre. Depuis, l'auteur du message a justifié, lundi sur Twitter, que tout cela n'était qu'une "blague" qui "a pris une trop grande ampleur". Il a été placé en garde à vue pour incitation à la haine raciale, à la violence et l'émeute.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a demandé mercredi aux préfets "une mobilisation renforcée" après la diffusion sur les réseaux sociaux de messages appelant à une "purge" des policiers le soir d'Halloween. L'un d'entre eux exhorte ainsi à les attaquer "au mortier, feux d'artifice, pétards, pierres". Dans le texte, les auteurs annoncent que la purge "commencera dans tous les quartiers à partir de 20h00" le mercredi 31 octobre.

Divulgué sur Snapchat, l'appel a déferlé dans toute la France de Grenoble à Paris, en passant par Corbeil-Essonnes ou encore Lyon et Toulouse.

Les syndicats de police ont vivement réagi lundi, demandant "une action forte" du ministère de l'Intérieur.

Dans sa vidéo, le jeune homme a déclaré qu'il s'agissait d'une "une invention de (sa) part". L'auteur du message d'origine incitant à la purge contre les policiers le soir d'Halloween, un jeune Grenoblois de 19 ans, ne s'attendait peut-être pas à rencontrer un tel succès. "C'est pour ça que Mardi, un homme de 16 ans avait également été interpellé à Sarcelles (Val-d'Oise) pour avoir relayé le mot d'ordre de la "purge", en y ajoutant des règles, selon une source policière. Sa garde à vue s'est terminée dans l'après-midi.

L'adolescent a été présenté mercredi devant un juge des enfants et mis en examen. Ces appels s'inspirent d'une série de films devenue série, The Purge (American nightmare en VF), dans laquelle, aux États-Unis, tous les crimes sont autorisés le temps d'une nuit. Il inciterait notamment à s'en prendre aux femmes. La direction départementale de la sécurité publique du Val-d'Oise confirme à franceinfo qu'elle pilotera le dispositif. "Ils ont juste trouvé un petit accès au dark web mais rien qui puisse emplifier son geste", précise cette source.