Mardi, 13 Novembre, 2018

Paris ne sort pas de la tourmente — Fair-play financier

L'UEFA aurait couvert la fraude du PSG Football Leaks : Platini et Infantino auraient couvert la fraude du PSG
Mickael LaFromboise | 03 Novembre, 2018, 11:32

Pis, ils auraient bénéficié de la complaisance des patrons du football européen, dont Michel Platini, ex-président de l'UEFA, et Gianni Infantino, son ancien bras droit et actuel président de la Fifa, pour échapper et contourner les règles strictes du fair-play financier (équilibre des recettes et des dépenses et un déficit limité à 30 millions d'euros). Les sanctions peuvent aller du simple blâme jusqu'à l'exclusion des compétitions.

La raison, le Qatar aurait injecté "1,8 milliard d'euros dans les comptes du PSG de façon largement frauduleuse ". Cette règle imposée par l'UEFA a été mise en place en 2010 pour éviter qu'un club s'endette trop lourdement: un club ne peut dépenser plus que ce qu'il gagne, mais un léger déficit est autorisé.

Deux heures après les révélations de Mediapart sur les Football Leaks accusant le PSG de pratiquer un dopage financier de grande ampleur, le club de la capitale a tenu à réagir.

L'homme à l'identité inconnue à l'origine de Football Leaks avait promis de prochaines révélations concernant le PSG.

Il n'a pas perdu de temps pour contre-attaquer: "Le dossier du Fair-Play Financier (FPF) dure depuis presque sept ans avec l'UEFA". C'est la conduite de l'UEFA, d'Infantino et de Platini. Principal sponsor du club, Qatar Tourism Authority (QTA) donnerait plus de 200 millions par an alors que la valeur du contrat estimée par Octagon, expert pour évaluer l'impact publicitaire, ne serait que de 2,7 millions annuels.

En 2010, alors que le PSG était lourdement endetté, Nicolas Sarkozy aurait rencontré le prince du Qatar Tamim Al-Thani. Gianni Infantino aurait ainsi envoyé un mail aux dirigeants de City avec "un beau cadeau": "20 millions d'amende ferme au lieu de 60".

Le Paris Saint-Germain a toujours agi dans le respect absolu des lois et des réglementations édictées par les institutions sportives. "A en croire les informations de nos confrères, une somme colossale aurait été investie (1,35 milliard) via des contrats de sponsoring surévalués et le solde via des avances d'actionnaire, mais le duo Platini - Infantino aurait fini par couvrir le dopage financier du Paris Saint-Germain". Les échanges avec les membres des chambres de l'Instance de Contrôle Financier des Clubs (ICFC) se font dans le cadre prévu par les statuts de l'UEFA.

L'EIC cite aussi un email du 25 mai 2016 où Rinaldo Arnold manifesterait son intérêt pour un poste à la Fifa: "Si ta nouvelle secrétaire générale a besoin d'un adjoint, je me propose volontiers".