Mardi, 13 Novembre, 2018

Macron parlera à la télévision dimanche

Jean-Raymond Postic président du comité local de Nouméa Jean-Raymond Postic président du comité local de Nouméa
Napoleon Lievremont | 04 Novembre, 2018, 13:40

En direct de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Guillaume Daret contextualise le scrutin.

Les électeurs ont jusqu'à 18H00 (08h00 heure de Paris) pour venir dire s'ils souhaitent que la Nouvelle-Calédonie "accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante".

A titre de comparaison, le Haut-commissariat rappelle que le taux de participation à la même heure lors des élections provinciales de 2014 était de 27,27%. Les premiers résultats par communes devraient être connus à partir de 19 heures locales (9 heures en métropole) et les résultats complets sont attendus à partir de 22h30 (12h30 en métropole).

Le référendum est attentivement surveillé par Paris, à 18.000 km de là.

Emmanuel Macron s'exprimera dimanche à 13h00, heure de Paris, à la télévision à l'issue du référendum sur l'indépendance organisé en Nouvelle-Calédonie, collectivité territoriale du Pacifique Sud contrôlée par la France depuis 1853, a indiqué vendredi l'Elysée. Ce référendum d'autodétermination est l'aboutissement d'un long processus de 30 ans de décolonisation, entamé en 1988 après plusieurs années de quasi guerre civile entre Kanak et Caldoches.

Le référendum est scruté de près à Paris, car la Nouvelle-Calédonie, déjà capitale pour la France en raison de ses ressources en nickel, est aussi un territoire clé pour répondre à l'hégémonie de la Chine en Océanie.

Les trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien dans la France. "J'espère que le oui va l'emporter".

En cas de victoire du oui, le FLNKS (indépendantiste) a souligné qu'il ne souhaitait pas une rupture avec la France, mais une indépendance en partenariat avec ce pays, qui pourrait prendre la forme d'un État associé. Pour Paul Fizin, en dépit de trente années de rééquilibrage économique et social en faveur du peuple premier, les inégalités restent criantes. "Échec scolaire, chômage élevé, habitat précaire." il y a encore des problèmes d'intégration et un sentiment d'injustice prégnant [significatif] dans la société kanake", dit-il. Mais rien ne dit que certains pro-français n'iront pas fêter ostensiblement leur victoire annoncée.