Mardi, 13 Novembre, 2018

Hausse du carburant : Macron s'engage à aider les plus modestes

VÉNEMENT- Emmanuel Macron invité exceptionnel d'Europe 1 à 7h40 Emmanuel Macron et Nikos Aliagas.@ Europe 1 Capa
Mickael LaFromboise | 10 Novembre, 2018, 01:24

"La hausse du prix à la pompe qu'on constate aujourd'hui est liée à 70% à celle des cours du pétrole", répond de son côté Emmanuel Macron, dans un entretien accordé aux journaux du groupe Ebra, lundi 5 novembre.

" Il faut travailler avec les collectivités locales, les employeurs, intelligemment", a encouragé le président de la République. L'émission "Quotidien" a diffusé mercredi la réponse du chef de l'Etat, captée par un micro. Cet avantage n'est jusqu'ici réservé qu'aux habitants de la région des Hauts-de-France, et Emmanuel Macron a promis sa défiscalisation, y compris si elle était généralisée sur tout le territoire.

"On n'écrase personne", a plaidé mardi Emmanuel Macron à propos de la politique du gouvernement, interpellé longuement dans les rues de Verdun par plusieurs personnes sur la hausse de la CSG ou des prix des carburants.

Emmanuel Macron a également annoncé vouloir regarder "comment améliorer le chèque énergie" pour les ménages modestes qui ont du mal à se chauffer. "Il faut davantage taxer les énergies fossiles car on doit en sortir pour réinvestir dans les nouvelles énergies", a-t-il expliqué en ajoutant ensuite "le gouvernement ne se trompe pas et va dans la bonne direction: moins taxer le travail et davantage taxer ce qui pollue". " On ne peut laisser les gens dans une situation qui ne permet pas de se chauffer dignement ", a reconnu Emmanuel Macron. Interrogé sur LCI, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a jugé nécessaire de rendre "plus simple" ce dispositif, créé pour remplacer les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, et versé à environ 3,7 millions de ménages. Actuellement, la valeur du chèque varie de 48 à 227 euros (selon les revenus et la taille du foyer) et s'adresse aux Français aux revenus les plus modestes.

C'est donc à l'État "de financer les mesures palliatives en termes de pouvoir d'achat". L'un d'eux, visiblement très préoccupé, a profité d'une poignée de main avec le président de la République pour lui faire part de ses idées: "Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous?" a-t-il demandé sans détour. Beaucoup dénoncent les choix du gouvernement en matière de fiscalité écologique et notamment la hausse des taxes qui pèsent sur le gazole et l'essence. "Dans un communiqué cinglant, les Régions de France mettent les choses au clair: "Leur rôle n'est pas de compenser les mesures fiscales nationales ".