Mardi, 13 Novembre, 2018

Chapron pense que Garcia doit sortir du "discours de victimisation"

Insultes, pressions, fayotage… Tony Charpon, Un ancien arbitre français tacle Ibrahimovic et les dirigeants du Paris Saint-Germain
Mickael LaFromboise | 04 Novembre, 2018, 03:14

Après cette histoire, qui lui a valu une suspension, il n'a plus jamais arbitré, il est devenu consultant à Canal + et il vient de sortir un livre " Enfin Libre ". "Quand tu es arbitre, tu te tais et tu es contraint de tout accepter", développe Tony Chapron. Mais je n'ai pas pu, il n'y a qu'un seul club au monde où on ne peut pas entrer dans le vestiaire, c'est Paris. "L'impression qu'il parlait à un larbin " Tony Chapron a poursuivi pour L'Equipe: "J'ai vraiment eu l'impression qu'il parlait à un larbin". J'ai fait une centaine de matches internationaux, je suis entré dans tous les vestiaires. Et 'se soumettre' est une règle, car si l'on explique ce qui se passe et que l'on dénonce certains comportements, on est cloué au pilori.

Enfin, Tony Chapron revient sur le déficit de représentation de l'arbitrage français dans les grandes compétitions internationales. Maintenant, quand il parle de l'attitude de Zlatan Ibrahimovic, qui on le sait peut se montrer assez froid et extrêmement hautain avec tout le monde, on ne peut que sourire quand on se remémore l'attitude que lui-même endossait sur un terrain dans son rôle d'homme en noir. Selon lui, cela résulte de la culture du fayotage nourrie par la direction technique de l'arbitrage (DTA).

Il ne manque pas de comparer les arbitres français, dépourvus de tout charisme, aux arbitres des pays étrangers, qui ne sont pas obligés "d'ânonner".

Ce qu'exprime ici Tony Chapron n'est pas vide de sens: à la fin de sa carrière d'arbitre, qui a plutôt mal fini, il s'épanche sur ce qu'il a vécu dans la peau d'un arbitre et ce qu'il a ressenti. "J'ai un réflexe stupide où je balance mon pied, par douleur", explique-t-il, alors qu'il revenait de blessure. Il dit avoir subi différentes formes de pression, au point de faire appel à un psy: "J'ai des enfants qui vont à l'école et pour eux, ça n'a pas été simple, poursuit-il". Tout ça a été pénible.