Mardi, 13 Novembre, 2018

Carburants: aides et chèque énergie, Macron veut réagir

Lionel Vadam- maxPPP Lionel Vadam- maxPPP
Napoleon Lievremont | 07 Novembre, 2018, 00:14

Des retraités lui ont parlé de la hausse des prix des carburants. Le chef de l'Etat a affirmé sur Europe 1 ce mardi son souhait de généraliser sur l'ensemble du territoire l'aide au transport, sur le modèle de celle mis en place par les Hauts-de-France. "Il faut davantage taxer les énergies fossiles car on doit en sortir pour réinvestir dans les nouvelles énergies", a-t-il réaffirmé ce matin, rappelant que "70 à 80% du prix des carburants", varient selon les cours mondiaux.

"On n'écrase personne", a plaidé mardi Emmanuel Macron à propos de la politique du gouvernement, interpellé longuement dans les rues de Verdun par plusieurs personnes sur la hausse de la CSG ou des prix des carburants.

Excepté dans les Hauts-de-France, seul un accord collectif au sein de l'entreprise peut aujourd'hui permettre au salarié de se voir verser des indemnités kilométriques lorsqu'il utilise son véhicule personnel pour effectuer le trajet domicile-travail.

L'aide au transport aux particuliers prend la forme d'un chèque-carburant d'un montant mensuel de 20 euros, mis en place depuis 2016 dans la région des Hauts-de-France afin de favoriser la mobilité des travailleurs aux revenus modestes. "On voit, comme disait Blum à une autre époque, parfois les esprits se dissoudre, c'est un peu ce qui s'est passé au mois de juillet dernier", a estimé le chef de l'Etat qui défend la position de l'Elysée: " Ce sont des faits graves, mais 1) l'Élysée n'a rien caché, 2) il n'est pas intervenu sur demande de l'Élysée dans une manifestation, et 3) il n'y a jamais eu de sécurité privée ou de milices privées à l'Élysée ". Il a notamment annoncé que les montants alloués dans le cadre de l'aide au transport aux particuliers (ATP) seraient défiscalisés. "Le premier, c'est que c'est très technocratique comme système, parce que vous recevez un chèque, mais c'est un chèque que vous ne pouvez pas encaisser, c'est un chèque que vous devez déduire de votre tarification", a-t-il rappelé. Le ministre pose également la question de savoir qui doit être concerné par ce chèque.

Le président de la République confirme les grandes lignes tracées par son ministre de l'Éducation. "Nos concitoyens qui sont dans cette situation, je comprends leur colère". Cela devrait être annoncé "dans les semaines à venir".