Lundi, 22 Octobre, 2018

Vol spécial pour les victimes de la double catastrophe en Indonésie — Vietjet

Edition numérique des abonnés Séisme et tsunami en Indonésie : les dégâts vus du ciel à Palu
Manon Joubert | 08 Octobre, 2018, 00:38

Dans le sillage du séisme, un tsunami de 1 mètre 50 s'est abattu sur la côte proche de Palu, une ville de 350 000 habitants, capitale de la province du centre des Célèbes, située à 78 kilomètres de l'épicentre du séisme. "Nous ignorons combien. Notre priorité est de trouver et sauver des gens", a expliqué mardi à Palu, sur la côte ouest des Célèbes, Willem Rampangilei, directeur de l'agence indonésienne de gestion des catastrophes naturelles. Les autorités craignent que nombre de victimes ne soient restées prisonnières du vaste complexe résidentiel gouvernemental de Balaroa, dans la banlieue de Palu, où les bâtiments ont été rasés et la terre un temps "liquéfiée". "Il y a une possibilité que certains aient réussi à sortir", a-t-il ajouté. Ce mardi, le bilan s'élève à 1.234 morts. Ils avaient détecté des indices d'une personne vivante sous les décombres grâce à des chiens et des scanners mais en reprenant les recherches vendredi, il n'y avait plus de signe de vie.

Dans l'île des Célèbes, la situation est dramatique.

Près de 200.000 personnes ont besoin une aide humanitaire d'urgence, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), parmi lesquels des dizaines de milliers d'enfants. Les voies d'accès et l'aéroport sont très endommagées et ralentissent sa progression. L'unité de traitement sera installée dans la région de Palu afin de "couvrir près de la moitié des besoins totaux en eau potable exprimés par les autorités indonésiennes".

Jusqu'à présent, un total de 26 pays étrangers et deux organisations internationales ont fourni leur aide au gouvernement indonésien, a rappelé le porte-parole.

A la faveur du séisme et du chaos qui a suivi, jusqu'à 1.200 détenus se sont évadés de trois prisons différentes, ont annoncé les autorités lundi.

En Suisse, la Chaîne du Bonheur et la SSR organisent vendredi une journée nationale de solidarité en faveur des personnes sinistrées.

Une semaine après la catastrophe meurtrière, de nombreuses routes sont encore fermées, les débris laissés par le tsunami sont partout et de nombreux habitants traumatisés préfèrent dormir dehors dans la crainte de nouvelles secousses.

Le survivants ont pillé les magasins pour s'emparer de vivres.

Néanmoins, il y a quelques signes de retour à la normale. Mais pour que la zone se remette de ce désastre "ça prendra des années", remarque l'homme de 56 ans.

Le tsunami a frappé la ville de Palu et la petite municipalité de Donggala.

Les installations sanitaires sont aussi un problème de plus en plus grave.