Lundi, 15 Octobre, 2018

Vidéo d'un jeune homme empalé : le père dénonce un voyeurisme " abject "

La justice et l'IGPN saisies après la diffusion de vidéos d'un homme empalé sur un poteau ENQUETE- L’une des vidéos aurait été tournée par un policier selon Libération …Plus
Manon Joubert | 12 Octobre, 2018, 01:37

La justice et l'inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été saisies après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant un homme empalé sur un poteau de trottoir, au moment de sa chute et durant sa réanimation, a-t-on appris. Sauf qu'un élément découvert ensuite par CheckNews implique cette même préfecture. Puis le corps se fige, en position assise, au bord du trottoir.

Un homme est tombé d'un immeuble et s'est empalé sur un poteau. Là encore, des faits qui sont actuellement en cours de vérification, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ayant confirmé à Libération que la vidéo "a été tournée dans un de ses hôpitaux et (...) qu'une enquête interne a été ouverte", ainsi qu'une plainte envisagée pour la diffusion de ces images. Outre le caractère choquant des images, c'est leur provenance qui pose question aujourd'hui, puisque, comme l'a relevé Libération, on "devine" le logo de la préfecture de police de Paris sur la vidéo, dans le coin de l'écran d'ordinateur (voir la photo ci-contre).

L'Agence France Presse précise à son tour que le patient était "allongé nu, un appareil de massage cardiaque en action sur la poitrine, entouré de trois soignants en blouse verte et d'un sapeur-pompier vêtu d'un gilet blanc". Oh putain! Ah! Mais quelle horreur! Des voix commentent la scène: "Il s'est pris le poteau?", demande une première voix masculine. "C'est pas un montage, hein?" relance une femme. Également postée sur les réseaux sociaux, une autre vidéo du drame montre la victime être prise en charge par les pompiers, puis emmenée vers un hôpital parisien. La PP confirme que l'IGPN, la police des polices, a été "saisie sur les images de vidéosurveillance" montrant la chute de la victime et diffusées sur les réseaux sociaux. Selon le quotidien, ces images auraient été tournées à l'hôpital Beaujon. "Quelle horreur", glousse-t-il, avant d'ajouter en ricanant: "C'est bon, il est sauvé, du coup!". Il dénonce une "atteinte caractérisée à la dignité de la victime" et un voyeurisme "abject". Mais il souhaite aussi que les responsabilités pénales de ceux qui ont filmé et diffusé ces images, notamment au sein de la Préfecture de Police, de l'AP-HP, soient établies.