Mardi, 13 Novembre, 2018

Sahle-Work Zewde devient la première femme présidente — Ethiopie

Sahle-Work Zewde prête serment devant le Parlement éthiopien après son élection le 25 octobre 2018 Sahle-Work Zewde prête serment devant le Parlement éthiopien après son élection le 25 octobre 2018
Manon Joubert | 27 Octobre, 2018, 06:00

Elle effectuait jusqu'à présent une carrière à l'ONU où elle était jusqu'à présent secrétaire générale adjointe chargée des relations avec l'Union Africaine.

"Dans une société patriarcale comme la nôtre, la désignation d'une femme en tant que chef de l'État n'est pas seulement un signe pour le futur mais banalise le rôle des femmes comme dirigeantes dans la vie publique", a d'ailleurs affirmé sur Twitter Fitsum Arega, le directeur de cabinet du premier ministre, Abiy Ahmed.

Pour la première fois, une femme a été portée à la présidence de l'Éthiopie.

Elle a également appelé gouvernement et opposition à " se concentrer sur les choses qui nous unissent", afin de " créer un pays et une génération dont nous serons fiers ".

Sahle-Work Zewde leaves the Parliament after being elected as Ethiopia's first female President in Addis Ababa on October 25, 2018.

Avant de désigner la sexagénaire, les deux chambres du Parlement ont entériné la démission du président Mulatu Teshome, qui occupait cette fonction depuis 2013.

Sa fonction est essentiellement symbolique et honorifique. M. Mulatu, également issu de l'ethnie oromo, a démissionné un an avant la fin de son mandat. Réélu en octobre 2018 à la tête de la coalition du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) qui dirige le pays depuis 1991, cet adepte de la parité a remanié son gouvernement, composé de 10 femmes et 10 hommes.

Si le poste est essentiellement honorifique, le premier ministre ayant tous les pouvoirs, le symbole est puissant.

M. Abiy a depuis entrepris un vaste programme de réformes, incluant la libération de dissidents, une ouverture de l'espace démocratique ainsi que la paix avec l'Érythrée voisine.

La question ethnique centrale Mais l'accession au pouvoir de Abiy Ahmed n'a pas calmé les violences intercommunautaires qui ont provoqué plus de deux millions de nouveaux déplacés.

Au Malawi, Joyce Banda avait occupé le poste de président de 2012 à 2014 à la suite du décès de son prédécesseur Bingu wa Mutharika.