Lundi, 22 Octobre, 2018

Prix Nobel de médecine 2018 : le traitement sur le cancer récompensé

Le Matin - Le prix Nobel de médecine 2018 dévoilé Prix Nobel de médecine 2018 : le traitement sur le cancer récompensé
Marie-Paule Arceneaux | 02 Octobre, 2018, 01:49

Les deux immunologistes James Allison et Tasuku Honjo se sont vus remporter le très célèbre prix Nobel de médecine 2018 il y a quelques heures pour leurs travaux permettant le "réveil immunitaire" nécessaire à la lutte contre le cancer.

Ils ont mis à jour les stratégies des cellules cancéreuses pour contourner les défenses du corps et en particulier leur captation des protéines PD-1 et CTLA-4, dits "points de contrôle immunitaires", pour neutraliser les cellules T (ou lymphocytes T) censées les combattre.

Les deux scientifiques sont récompensés pour leurs travaux sur l'immunologie des tumeurs.

" J'en rêvais mais je ne pensais pas que cela se réaliserait. Ça me semblait trop gros", a réagi James P. Allison, 70 ans, contacté par l'agence de presse suédoise TT. Tasuku Honjo, 76 ans, est professeur à l'université de Kyoto et avait déjà reçu le prix Tang, considéré comme la version asiatique du prix Nobel.

Après la médecine, suivront la physique mardi, la chimie mercredi et l'économie lundi 8 octobre. Le lauréat du Nobel de la paix sera quant à lui dévoilé ce vendredi à Oslo.

Notons que pour la première fois depuis 1949, l'Académie suédoise a reporté l'annonce du Prix Nobel de littérature à l'année prochaine suite à un scandale sexuel.

L'académie des Prix Nobel décernait en 2017 le prix aux Américains Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash, et Michael W. Young, "pour leurs découvertes des mécanismes moléculaires qui règlent le rythme circadien".

Les lauréats reçoivent le 10 décembre une médaille en or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 1 200 000 $) qui peut être divisé dans chaque catégorie entre trois gagnants maximum.

2014: John O'Keefe (Grande-Bretagne/États-Unis) et May-Britt et Edvard Moser (Norvège), pour leurs recherches sur le " GPS interne " du cerveau, qui pourrait permettre des avancées dans la connaissance de la maladie d'Alzheimer.