Lundi, 22 Octobre, 2018

Ottawa et Washington parviennent in extrémis à un accord pour réformer l'Aléna

Aléna : le Canada et les Etats-Unis ont trouvé un accord in extremis Nouvel accord commercial entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada : Trump gagne son bras de fer, l’AEUMC remplace l’Aléna - LCI
Napoleon Lievremont | 05 Octobre, 2018, 00:53

Cette clause stipule que si l'une des parties veut négocier un accord de libre-échange avec un pays n'ayant pas le statut d'économie de marché, elle doit prévenir les autres parties trois mois avant d'entamer de telles discussions.

Il avait forcé ses partenaires à la renégociation de l'accord de libre-échange nord-américain de 1994 (Aléna) qu'il jugeait désastreux pour l'économie américaine, estimant qu'il avait fait perdre des millions d'emplois au secteur manufacturier américain et en particulier l'automobile.

Leur objectif est de maintenir des politiques qui favorisent la viabilité de la production laitière canadienne et de promouvoir les produits laitiers et leurs bienfaits pour la santé. Le point le plus difficile dans les discussions du week end a été, selon le Globe, la demande canadienne que Washington lève les droits de douane imposés sur l'acier et l'aluminium et accepte de ne pas en imposer sur l'importante industrie automobile canadienne, une menace régulièrement brandie par le président américain.

Washington et Mexico s'étaient entendus sur les termes d'un nouvel Aléna fin août, ce qui avait accru la pression sur les épaules du Premier ministre Justin Trudeau.

Le nouvel accord commercial entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis remplaçant l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) ne résout pas le problème de la compétitivité érodée de la région, selon un économiste mexicain reconnu.

"Aujourd'hui, le Canada et les Etats-Unis sont parvenus à un accord de principe, de concert avec le Mexique, sur un nouvel accord commercial", se félicitent dans un communiqué commun le représentant au commerce des Etats-Unis, Robert Lighthizer, et la ministre des affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland. Le système des règles d'origine étant de vigueur. Le chef de gouvernement libéral jouait gros un an avant des élections législatives incertaines.

L'Union européenne a réagi prudemment en attendant de savoir exactement ce que contenait l'accord dont elle a "salué" la conclusion.

Selon ce journal, citant une source du milieu industriel américain, les Etats-Unis ont fait savoir à Ottawa qu'ils entendaient que la date butoir du 1er octobre soit respectée cette fois-ci et qu'ils pourraient rapidement mettre en place les taxes sur les exportations de l'industrie automobile canadienne si ce n'était pas le cas. Le Québec produit environ les trois quarts du lait canadien.

M. Navarro a rappelé que la date butoir était fixée à dimanche soir minuit, afin de pouvoir transmettre au Congrès le texte de l'accord.

Serait-ce une énième offensive américaine dans la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine?