Mercredi, 14 Novembre, 2018

Mélenchon dénonce une "guerre" contre lui, sa conseillère à nouveau entendue

Hélène Magdo en août 2015 Hélène Magdo en août 2015
Manon Joubert | 24 Octobre, 2018, 00:57

Comme Jean-Luc Mélenchon, elle a formellement démenti toute relation intime: "En aucun cas, ce n'est mêlé de cette manière-là". Quant à l'article de Médiapart, paru le même jour, il s'agit, pour le président de La France Insoumise, d'une "diarrhée". Il n'y a pas de surfacturation, il y a beaucoup de fake news et de chiffres faux. Mediascop n'a pas surfacturé. "Premièrement, il n'y a pas eu de surfacturation, deuxièmement, Mediascop n'a pas surfacturé, troisièmement, il n'y a pas eu de détournements de fonds public, quatrièmement il n'y a pas d'enrichissement personnel", a-t-elle martelé.

Dans le détail, Sophia Chikirou a insisté sur le fait qu'elle était prestataire, et non donneur d'ordre, pendant la campagne présidentielle de 2017: "Les donneurs d'ordre sont le directeur de campagne Manuel Bompard et la mandataire financière".

Ciblé par une perquisition dans l'affaire des comptes de campagne de la France insoumise, en conflit ouvert avec une partie de la presse, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a contre-attaqué dans une vidéo publiée sur Youtube le 22 octobre.

Jean-Luc Mélenchon ne décolère pas. "Je n'ai jamais signé le moindre document", niant avoir pu valider des factures que sa société Mediascop aurait émises. (...) La campagne de Jean-Luc Mélenchon a demandé un remboursement de 6,2 millions d'euros, si nous avions voulu voler de l'argent à l'État, nous serions allés jusqu'aux huit millions d'euros " de plafond légal, a-t-elle plaidé.

Les SDJ signataires du communiqué sont celles de M6, L'Express, France 2, Le Figaro, franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM TV, TV5 Monde, France 3 national, JDD, RTL, Le Point, France Inter, Radio France, Challenges ainsi que les sociétés des rédacteurs de l'Obs, du Monde et d'Europe 1.

Avant tout, Sophia Chikirou s'est démarquée de Jean-Luc Mélenchon, refusant de s'en prendre aux enquêteurs du pôle financier: "Les policiers se sont très bien comportés avec moi et ils n'ont pas eu à se plaindre du moi".

En réponse aux accusations, Sophia Chikirou a affirmé qu'elle ne "baisserait pas les yeux."Pour me faire baisser les yeux, il faudra me les crever", a-t-elle asséné". Dans un autre volet, les enquêteurs s'intéressent aux assistants parlementaires européens de la France insoumise, pour lesquels existent des soupçons d'emplois fictifs.