Lundi, 22 Octobre, 2018

Les deux ourses relâchées dans les Pyrénées sont pleines

Une fois capturées les ourses doivent être relâchées dans les 24 à 30 heures Une fois capturées les ourses doivent être relâchées dans les 24 à 30 heures
Napoleon Lievremont | 06 Octobre, 2018, 09:57

Cette réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées centrales est destinée à favoriser le développement de l'ours dans la chaîne franco espagnole. "On a vu l'hélicoptère au-dessus d'Etsaut". Cette seconde ourse aurait donc été capturée et acheminée depuis la Slovénie plus tard que la première, afin de respecter le délai maximum de trente heures entre sa capture et son lâcher.

La réintroduction des ourses en Pyrénées-Atlantiques, dénoncée par une partie des bergers, avait été confirmée le 20 septembre par le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Sorita a désormais pris pied sur les terres de l'ours Cannellito, fils de Cannelle et dernier ours vivant issu de la lignée des Pyrénées.

Pas étonnant que le ministre ne confirme que ce vendredi la réintroduction de ces deux mammifères.

Une première ourse a été relâchée jeudi dans les Pyrénées.

"Ces derniers avaient filtré puis barré la circulation sur les routes de la vallée, à la recherche du plantigrade dont la rumeur annonçait l'arrivée imminente". Des anti-ours avaient installé des barrages routiers dans la nuit de mercredi à jeudi pour tenter de repérer et d'arrêter les véhicules susceptibles de transporter l'animal.

Aux premières lueurs de l'aube, un hélicoptère transportant une caisse a survolé la vallée d'Aspe, dans le sud-ouest de la France.

"On n'a pas vu la dépose exacte", dit Franck, un manifestant, "mais soyez sûrs que dans les prochains jours, il va y avoir du monde dans les montagnes. On ne les voit pas et cela ne change rien à notre vie", a dit à l'AFP Élise Thébault. Jeudi, son frère Julien Lassalle, éleveur à Lourdios Ichère, déclarait: "Maintenant, l'ours, on veut l'enlever par tous les moyens".

Selon des sources proches du dossier, une ourse a été lâchée dans la matinée et une deuxième ourse devrait la rejoindre prochainement. Mais il s'est dit être disponible pour "dialoguer" avec "tous les acteurs: les élus, les éleveurs, les agriculteurs, les représentants de ceux qui font vivre les montagnes".

La Confédération paysanne a "exigé de l'Etat qu'il entende enfin la détresse exprimée et les difficultés que pose la prolifération des grands prédateurs" Au contraire, d'autres se sont réjouis: Gérard Caussimont, président du Fonds d'intervention éco-pastoral groupe Ours Pyrénées (Fiep), "attendait l'ourse depuis quatorze ans et on espère très vite une deuxième ourse".

Olivier Maurin, porte-parole des éleveurs: "Ce qu'on demande, c'est qu'il y ait une réelle étude, avec une réelle concertation, une réelle étude d'impact sur les territoires, sur le pastoralisme avec la présence des ours".

L'association FERUS a "félicité les pouvoirs publics d'avoir tenu bon devant les menaces et les intimidations des opposants minoritaires".