Mercredi, 14 Novembre, 2018

Jean-Michel Blanquer "inefficace" en recteur d'académie, un prof témoigne

Créteil: des enseignants témoignent avec le hashtag #pasdevague en soutien à leur collègue braquée par un élève Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner condamnent avec la plus grande fermeté les menaces dont a été victime une enseignante
Manon Joubert | 25 Octobre, 2018, 21:24

Sous ce hashtag, des centaines d'enseignants dénoncent la violence sous-estimée en milieu scolaire et l'absence de soutien de leur hiérarchie. "Là, vous savez que cette impunité va donner des idées aux autres et que votre année sera encore plus difficile", ajoute une autre enseignante de français dans le Gard, lors d'une interview accordée au Parisien le 22 octobre.

Dans une tribune, les enseignants du lycée Edouard-Branly de Créteil, où la vidéo a été filmée, mettent déjà en garde contre " des réactions radicales et extrêmes rêvant au tout sécuritaire ". En effet, sous le hashtage #Pasdevague, ils témoignent de l'agressivité et du manque de respect que leurs élèves leur témoignent au quotidien.

Sur Twitter, une professeure de lettres raconte qu'une élève l'a frappée dans un couloir mais que " le conseil de discipline ne l'a pas même exclue ". Ne serait-ce pas une intention de ne " pas faire de vague "?

" Si tu ne réussis pas à maîtriser, seul, ta classe, tu es mort ", confie un enseignant de lycée professionnel, donnant sa " règle de survie ": ne jamais tourner le dos à ses élèves pour éviter les jets de ciseaux et autres vis ou boulons. " Tu me mets absent", lui dit-il, avant de se rendre compte de son erreur et surenchérit avec " tu me mets présent". Derrière lui, un adolescent cagoulé adresse des doigts d'honneur à l'objectif.

La vidéo du lycéen de Créteil qui a menacé ce jeudi sa professeure avec un faux pistolet n'en finit pas de faire des vagues.

Le Président de la République a réagi fermement sur Twitter face à cet acte.

Jean-Michel Blanquer souhaite aussi "rétablir l'ordre" dans l'éducation nationale française en encourageant les directeurs d'établissement à mener des conseils de discipline "dès que nécessaire" afin de ne pas laisser la violence grandir. "Les échanges révèlent un sentiment d'abandon de ces enseignants par leurs supérieurs hiérarchiques, alors qu'au sommet de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer ne cesse de se présenter comme " le ministre des professeurs", censé restaurer " la confiance " dans l'école. "Dès que les faits ont été connus, les jeunes ont été déférés" et il y aura "une sanction disciplinaire qui sera vraisemblablement l'exclusion", a-t-il encore dit. Ça peut aller jusqu'à l'exclusion quand c'est nécessaire et il peut avoir des suites pénales.

Et les tweets affluent...

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