Lundi, 22 Octobre, 2018

Google ferme Google+ sur fond de faille de sécurité

Google ferme Google+ après la découverte d’une énorme brèche de sécurité Une faille de sécurité sert d’excuse à Google pour fermer Google+, son réseau social fantôme
Manon Joubert | 10 Octobre, 2018, 01:33

Ses explications ne sont venues qu'après la publication de l'article du WSJ. Google ne dit pas si cette faille de sécurité est due à un piratage informatique et ne donne pas non plus les raisons pour lesquelles il a attendu plusieurs mois pour rendre publique cette information.

Mais comme d'autres géants de la Silicon Valley, le groupe de Mountain View (Californie) a été rattrapé à son tour par les controverses sur l'utilisation des informations des internautes: le groupe a annoncé lundi que son réseau social Google+ avait été touché, durant trois ans, par une faille informatique ayant exposé des données personnelles d'un demi-million de comptes. Le problème a été corrigé et Google a conclu que rien de mal n'avait été fait avec l'information. Mis à part cela, il faut bien dire que Google+ n'avait plus de réelle utilité et que sa fin était devenue inéluctable. Une aventure qui n'aura jamais été couronnée de succès. Le modèle d'affaires de Google est basé sur l'exploitation des données personnelles et la confiance, et cacher une vulnérabilité potentiellement dangereuse pendant six mois n'est pas la meilleure façon de conserver cette martingale. D'après le journal, cette note met en garde sur le fait que la divulgation de ce problème susciterait probablement "un intérêt immédiat des autorités réglementaires" et entraînerait des comparaisons avec le détournement de données personnelles d'utilisateurs de Facebook par le cabinet de conseil politique Cambridge Analytica.

Sauf que Google+ continuait de survivre malgré tout depuis toutes ces années. Le président américain Donald Trump a également accusé Google d'avoir truqué les résultats des recherches pour donner une mauvaise image de son gouvernement et faire taire les voix de droite.

Malgré ses nombreuses reprises en main - la firme simplifie notamment en 2015 l'usage de son service avec la suppression de nombreuses fonctionnalités -, Google+ peine à convaincre les utilisateurs face à Facebook et Twitter qui dominent le marché, mais aussi face à l'émergence de nouveaux réseaux sociaux tels qu'Instagram et Snapchat qui attirent le jeune public.

La société a reconnu que dans le cadre d'un audit dudit projet Strobe, "avoir découvert un bug dans l'une des API Google+ People".

Dans son billet de blog, Google explique cependant que "ces données sont limitées aux champs statiques et facultatifs du profil Google+, y compris le nom, l'adresse e-mail, la profession, le sexe et l'âge " de l'utilisateur et "n'incluent pas les autres données que les utilisateurs ont publiées ou connectées à Google+ ou à tout autre service ".

Mais les développeurs d'applications n'étaient pas au courant de la faille, affirme encore l'entreprise, et ne se seraient donc pas servis des données exposées.