Lundi, 22 Octobre, 2018

Donald Trump perd son ambassadrice à l'ONU, Nikki Haley

Donald Trump et Nikki Haley à New York le 24 septembre 2018 Carlos Barria Reuters Donald Trump et Nikki Haley à New York le 24 septembre 2018
Manon Joubert | 10 Octobre, 2018, 01:26

Donald Trump qui a déclaré dans un tweet qu'il allait faire une "grosse annonce" concernant Nikki Haley, a confirmé la démission de l'ambassadrice.

NATIONS UNIES | L'ambassadrice américaine, Nikki Haley, 46 ans, démissionnaire mardi de l'ONU, a vu pâlir son étoile au cours des derniers mois à l'ONU tandis que son intérêt pour la politique américaine semblait toujours au firmament. "Elle a fait un travail fantastique", a déclaré M. Trump, précisant qu'elle partirait "à la fin de l'année". Le président américain lui a promis son soutien, assurant qu'elle pouvait revenir au sein de son administration à tout moment: "Vous pouvez choisir", lui a-t-il dit.

Ce départ s'ajoute à ceux de Gary Cohn, le principal conseiller économique de Donald Trump, de Steve Bannon, conseiller stratégique ou encore à celui de Tom Price, secrétaire à la santé de la Maison-Blanche. "Il est important de savoir quand il est temps de faire un pas de côté", a-t-elle juste expliqué, affirmant ne pas avoir de plan précis pour la suite de sa carrière. Après l'arrivée à la Maison Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, elle avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l'Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement.

Aux États-Unis, l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud d'origine indienne a une popularité croissante, comme en témoigne la très forte activité sur son compte Twitter, où nombreux sont les admirateurs à vouloir la voir devenir la première présidente femme des États-Unis.

" L'an dernier, Nikki Haley a accepté des billets de basket pour la valeur d'une Toyota Corolla".

Lundi, dans une lettre à l'inspecteur général du département d'État américain, l'association Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) avait réclamé une enquête sur le respect, par la responsable politique, " des règles qui encadrent les cadeaux de la part de personnes extérieures au gouvernement ". "Nous sommes tous heureux pour vous, d'un côté, mais nous détestons vous perdre", l'a complimentée Donald Trump. "Et il écoute", avait-elle écrit dans une tribune dans la presse en septembre, en réponse au texte anonyme d'un membre de l'administration qui évoquait une "résistance de l'intérieur" aux agissements de Donald Trump.