Lundi, 22 Octobre, 2018

5.000 personnes présumées disparues dans deux sites dévastés

Dinar a été transportée d'urgence à bord du navire et a pu donner naissance en toute sécurité à son cinquième enfantADEK BERRY AFP
Manon Joubert | 08 Octobre, 2018, 07:23

Initialement, un millier de personnes étaient considérées comme disparues dans l'agglomération de 350 000 habitants. Il a ajouté que les recherches de disparus se poursuivront jusqu'au 11 octobre.

Le séisme avait été suivi d'un tsunami à 18h22 heure locale, avec une vague d'une hauteur de 1,5 mètre qui s'était abattue sur la côte proche de Palu.

Le 28 septembre, une grande partie du quartier Petobo s'est enfoncée dans la terre quand les secousses telluriques ont transformé le sol en sables mouvants, un phénomène de liquéfaction du sol qui peut parfois accompagner un séisme.

Ce serait un miracle de trouver quelqu'un en vie
À Balaroa, un vaste complexe de logements sociaux a été englouti par la boue.

L'espoir de retrouver des survivants est quasiment réduit à néant, 10 jours après la catastrophe. Bientôt, les autorités devraient déclarer la zone "cimetière collectif". Après de longues journées d'attente, l'aide internationale commencer à arriver sur la zone du désastre. Son acheminement est difficile car le petit aéroport de Palu ne peut encore accueillir qu'un nombre limité de vols. Oxfam a envoyé des unités de traitement de l'eau et des équipes de sauveteurs suisses fournissent de l'eau potable et des abris d'urgence, selon des communiqués samedi.

Des avions chargés d'aide atterrissent toujours plus régulièrement à Palu. Les vivres sont chargées sur des camions ou des hélicoptères par l'armée.

Plus de 82 000 soldats et personnels civils, de même que la Croix-Rouge indonésienne et des bénévoles, sont déployés sur le terrain.

L'ONU a déclaré vendredi être en quête de 50,5 millions de dollars pour mettre en oeuvre un plan d'"activités de secours immédiat" élaboré avec les autorités indonésiennes.

La tâche s'avère toutefois être monumentale, car des dizaines de milliers de personnes touchées par la catastrophe dépendent entièrement de l'aide pour survivre.

"Il n'y a nulle part où se procurer de la nourriture, rien n'est ouvert", dit Sela Fauziah, 18 ans, qui patiente dans le marché central de Palu avec des centaines d'autres pour récupérer des aliments distribués par l'armée.

La situation est encore plus désespérée dans les endroits reculés.