Mercredi, 14 Novembre, 2018

Volkswagen se retire d'Iran

Un drapeau iranien à Téhéran. REUTERS Un drapeau iranien à Téhéran. REUTERS
Napoleon Lievremont | 23 Septembre, 2018, 02:30

Le groupe Volkswagen s'est refusé à confirmer son départ d'Iran annoncé par l'ambassadeur américain en Allemagne.

L'ambassadeur des États-Unis à Berlin, Richard Grenell, avait pourtant affirmé qu'un accord avait été trouvé mardi entre le groupe automobile et la diplomatie américaine, selon l'agence Bloomberg.

L'administration Trump a persuadé le constructeur automobile allemand de se conformer aux sanctions américaines contre l'Iran, indique l'agence d'information. "Volkswagen se conforme à toutes les lois nationales et internationales applicables et à la réglementation en matière d'exportation. C'est pourquoi Volkswagen suit de près l'évolution de l'environnement politique et économique en Iran et dans la région", signifiant qu'aucun changement n'était intervenu dans cette position depuis des mois.

Volkswagen pourra néanmoins poursuivre une certaine activité en Iran mais seulement pour des raisons humanitaires, a indiqué l'ambassadeur. Bien que le marché local soit modeste pour ces dernières, l'Allemagne est l'un des partenaires commerciaux majeurs de l'Iran. Volkswagen abandonne ainsi son projet annoncé en juillet 2017, de vendre à nouveau des véhicules en Iran après 17 ans d'absence.

A la suite de son retrait de l'accord sur le nucléaire iranien et de l'imposition de sanctions supplémentaires contre Téhéran, Washington essaye de mettre la pression sur les multinationales occidentales représentées en Iran. En 2016, les exportations allemandes avaient atteint quelque 2,6 milliards d'euros, en hausse de 26% sur un an.