Mardi, 13 Novembre, 2018

US Open: Serena Williams à l'amende, la Fédération soutient l'arbitre

Serena Williams n'a pas su gérer ses nerfs lors de la finale à New York Serena Williams n'a pas su gérer ses nerfs lors de la finale à New York. aujourd'hui à 18:53
Mickael LaFromboise | 13 Septembre, 2018, 01:53

Un arbitre qui fait du zèle?

Le journaliste sportif Philippe Ducarroz, qui suit les compétitions de tennis depuis des années, s'agace de l'attitude de la joueuse en finale de l'US Open samedi. Le monde du tennis s'interroge sur les raisons de la colère de Serena Williams, défaite par la Japonaise Naomi Osaka. Après le premier avertissement avait suivi une discussion musclée en plusieurs épisodes entre Serena et l'arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, qui s'était envenimée au fur et à mesure. Patrick Mouratoglou a admis un geste de coaching mais critique la diligence de l'arbitre à appliquer un "warning", alors que ce genre de situation se produit à longueur de saison.

Une position défendue par d'autres joueurs, actuels comme anciens. Si l'avertissement pour "bris de raquette" n'est pas contesté, le troisième, pour "insulte", fait aussi débat. "Je dois admettre que j'ai dit pire sans être pénalisé", reconnaît Blake.

La star américaine a reçu le soutien de la WTA dimanche. "Nous ne pensons pas que ça a été le cas". "Dans un match masculin, ça ne se serait pas passé comme ça", a soutenu Victoria Azarenka. L'an dernier, il avait subi le courroux de Rafael Nadal.

"C'est un arbitre qui fait une fixation sur moi..." Jugez-vous en effet que Carlos Ramos a été plus sévère avec la joueuse, qu'il ne l'aurait été face à un homme?

"La cadette des sœurs Williams n'est alors plus tout à fait dans son match". "J'ai perdu tout respect pour lui jusqu'à la fin de mes jours!", avait-il déclaré.

Richard Ings, un ancien arbitre de tennis australien, a estimé dans une chronique écrite pour le Sydney Morning Herald, que Serena Williams devait s'excuser auprès de Carlos Ramos, l'arbitre de la finale dames de l'US Open, avec qui elle a eu un vif échange. "Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre", se défend sur-le-champ l'Américaine. Elle avait ainsi menacé une juge de ligne, lui promettant de lui "enfoncer (une balle) dans (son) putain de gosier". "Je ne triche pas, je n'ai jamais triché de ma vie, je me bats pour ce qui est juste, vous me devez des excuses", s'emporte Williams, qui recevra un second avertissement et un point de pénalité un peu plus tard, à 3-2 en sa faveur, pour avoir détruit sa raquette dans un rare moment de frustration après avoir été débreakée (notable, elle fait deux doubles fautes).