Mercredi, 14 Novembre, 2018

Trump dénonce l'attitude de plus en plus agressive de l'Iran

De retour à l'ONU Donald Trump loue À l'ONU, Donald Trump est (littéralement) devenu la risée du monde entier
Manon Joubert | 30 Septembre, 2018, 11:07

Les dirigeants iraniens sèment chaos mort et destruction sur leur passage.

Et par cette prise de parole, il en a profité pour exprimer ses désaccords avec le discours du président américain devant cette même tribune.

"Je pense qu'il veut vraiment que quelque chose se passe", a-t-il poursuivi, confirmant la tenue prochaine d'un deuxième sommet après leur premier face-à-face de juin à Singapour. C'est un accord qui donne un canal pour un dialogue politique, pour encourager les forces positives en Iran, qui sont prêtes à tenter de moderniser le pays, de renforcer l'économie du pays, et qui sont prêtes aussi à s'engager dans la voie de la désescalade sur le plan de la menace nucléaire.

L'accord "demeure le meilleur moyen d'empêcher l'Iran de développer une arme nucléaire", a souligné la Première ministre britannique Theresa May.

Le président français Emmanuel Macron, qui a prévu de rencontrer les deux hommes lors de son séjour new-yorkais, livrera lui aussi sa vision du monde, axée sur la crise du multilatéralisme. Nous voulons qu'elles cessent de faire monter les prix (.) et qu'elles commencent à les faire baisser', a-t-il dit.

Dans cette ode dédiée à sa gloire, Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient désormais "plus forts, plus sûrs et plus riches" que lorsqu'il est entré en fonction en janvier 2017 et a déclaré que son administration "défend [ait] les intérêts américains" et "défend [ait] le monde".

Il s'agit d'un système juridique qui contraint l'ensemble des acteurs économiques et qui a pour effet d'asphyxier économiquement l'Iran.

Au Conseil de sécurité, et notamment à la Chine et à la Russie, Donald Trump a demandé un respect strict des sanctions de l'ONU contre Pyongyang jusqu'à sa dénucléarisation.

En retour, le président iranien l'avait accusé de chercher à le "renverser", par le biais des sanctions draconiennes comparées à un acte de "terrorisme économique".

"Nous avons imposé des sanctions très strictes à l'Iran, d'autres viendront". Concernant la rencontre, "cette fois, pas de grandes démonstrations amicales, mais, signe de cette relation cordiale, Donald Trump a tout de même laissé entendre qu'il serait à Paris pour les cérémonies du centenaire du 11-Novembre".

Le président iranien Hassan Rohani n'y participera pas, son pays n'étant pas l'un des quinze membres actuels du Conseil. A ses débuts de mandat, Emmanuel Macron a carrément changé sa façon d'agir en politique étrangère, différente de son prédécesseur, François Hollande.

Donald Trump, à la tribune des Nations unies, mardi à New York.

Surtout, il s'est autorisé une digression par rapport au thème de la réunion pour s'en prendre vivement à la Chine.

Car si le président américain s'est lancé dans une guerre commerciale avec Pékin à l'issue incertaine, le Canada, le Japon et l'Europe ont aussi, à des degrés divers, été la cible de ses emportements sur les échanges. "Nous avons préservé l'accord de Paris parce que nous avons su rester unis", a-t-il expliqué.