Mercredi, 14 Novembre, 2018

Statu quo entre l'UE et Londres sur le déblocage des négociations — Brexit

BREXIT DUBLIN S'ATTEND À DES SEMAINES DIFFICILES Brexit : Theresa May menace l’UE
Manon Joubert | 21 Septembre, 2018, 02:41

"Si nous voulons parvenir à une conclusion réussie, alors, tout comme le Royaume-Uni a fait évoluer sa position, l'UE devra aussi faire évoluer sa position", a lancé devant la presse la dirigeante conservatrice britannique en réaffirmant avec force qu'il n'y aurait pas de second référendum au Royaume-Uni sur le divorce avec l'UE. Il a été dévoilé jeudi par le président du Conseil européen, Donald Tusk, depuis Salzbourg, en Autriche, où se tenait un sommet informel des chefs d'État et de gouvernement.

Le "dialogue de sourds" entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur la mise en œuvre du Brexit est resté flagrant mercredi au sommet de Salzbourg, un accord global semblant toujours hors de portée, malgré les mises en garde des deux parties.

Selon la cheffe du gouvernement, son plan est le seul qui réponde à la volonté d'une majorité de Britanniques de quitter l'UE tout en évitant l'instauration d'une frontière dure entre la province britannique d'Irlande du Nord et l'Irlande, membre de l'UE.

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Ce plan prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite avec l'UE avec la création d'une zone de libre-échange pour les biens et l'agriculture qui réglerait le contentieux de la frontière irlandaise.

Si les négociations échouent, "ce serait difficile pour l'Europe, mais ce serait terrible pour le Royaume-Uni", a prévenu le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Les 27 doivent débattre des prochaines étapes des discussions ce jeudi 20 septembre mais sans Theresa May.

Donald Tusk a déjà annoncé qu'il proposerait jeudi un sommet européen supplémentaire à "la mi-novembre", en plus de celui du 18 octobre initialement censé boucler les tractations.

Les Européens continuent de se déchirer sur la question du partage de l'accueil des demandeurs d'asile.

Ils se rejoignent en revanche désormais sur certains objectifs: intensifier les expulsions de migrants ne pouvant prétendre au droit d'asile, faire pression sur les pays de transit et d'origine, et renforcer les frontières extérieures de l'UE. Cependant, il faut dire que dans son propre camp, Theresa May fait face aux réticences de plusieurs personnalités du parti Conservateur.