Mercredi, 14 Novembre, 2018

Prélèvement à la source : ce qui change par rapport au projet initial

Prélèvement à la source simple comme bonjour enfin presque Prélèvement à la source simple comme bonjour enfin presque
Napoleon Lievremont | 06 Septembre, 2018, 09:46

"Nous avons travaillé d'arrache-pied depuis plusieurs mois pour faire en sorte que cela soit possible", a dit le chef du gouvernement.

Concrètement, le changement est de taille puisque tous les crédits d'impôt seront remboursés à hauteur de 60% dès la mi-janvier (avec un solde en août).

" Il n'y aura pas de perdants en trésorerie dans la réforme " Il a d'autre part assuré que la mise en œuvre du prélèvement à la source (PAS), qui interviendra pour la première fois sur les bulletins de paie de janvier 2019, ne pénaliserait pas en termes de trésorerie ceux qui bénéficient d'abattements".

Cette réforme, lancée par son prédécesseur François Hollande et qui devait initialement entrer en vigueur dès 2018, consiste à prélever les impôts directement sur les salaires et les pensions. Ce qui obligera les contribuables à effectuer une avance de trésorerie. Mardi, l'exécutif a décidé d'aller plus loin, en portant ce niveau à 60 %. Feu vert, report ou abandon de la réforme de l'impôt à la source? "Outre les emplois à domicile, il prendra aussi en compte les réductions d'impôt en faveur de l'investissement locatif (Pinel, Duflot, Scellier, investissement social...) mais aussi les réductions et crédits d'impôts en faveur des dons aux oeuvres, des personnes en difficulté et des cotisations syndicales". En septembre 2019, les employés à domicile devront verser au fisc une somme calculée sur la base des derniers revenus connus.

Au-delà de cette campagne, de lourds efforts ont été engagés pour mettre au point la réforme. Selon Bercy, 40.000 agents ont été formés pour répondre aux questions des contribuables, et près de 195 millions d'euros ont été investis pour préparer le nouveau dispositif.

La question était d'autant plus sensible que la réforme semble populaire: selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances, publié mardi soir, 63 % des Français interrogés y sont favorables, même s'ils lui voient de nombreux défauts, pour les entreprises et pour eux-mêmes.

Le ministre des Comptes publics se montre confiant sur la mise en place de la réforme.

Ce dernier a laissé transparaître son hésitation sur le prélèvement à la source en déclarant jeudi à Helsinki avoir "besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place".