Lundi, 22 Octobre, 2018

Macron présente son plan santé "pour 50 années"

Politiques médecins personnel hospitalier... Le plan santé fait réagir Emmanuel Macron a détaillé ce matin le plan santé FRED DUFOUR AFPPlus
Marie-Paule Arceneaux | 22 Septembre, 2018, 01:59

Emmanuel Macron a confirmé la suppression du numerus clausus dans la formation des médecins à l'université.

Un ensemble de mesures phares ont été dévoilées ce mardi comme la fin du numerus clausus, la création de 4.000 postes d'assistants médicaux, l'apport de 400 médecins au coeur des déserts médicaux ou bien encore l'instauration de communautés territoriales de santé ouvertes jusqu'à 20 heures et potentiellement 22 heures.

Autre mesure du chef de l'Etat, plus de 40.000 étudiants feront un service sanitaire.

Une des finalités de ce qui est annoncé comme le plus important tournant dans l'organisation du système sanitaire depuis 1958 est de prioriser la prévention et non plus seulement le curatif, comme l'avait déjà promis Emmanuel Macron alors candidat à la présidence de la République.

"Au même moment où nos concitoyens souffrent de difficulté d'accès aux soins, 25 000 étudiants passent du statut d'excellents lycéens à celui qui échoue à entrer en première année de médecine". "Il y a trop d'enfants qui souffrent", avait estimé la semaine dernière la ministre de la Santé Agnès Buzyn, évoquant la première année des études de médecine, très sélective.

La mesure ne concernerait, dans un premier temps, que l'hôpital mais pourrait être étendue aux médecins libéraux.

"Une absurdité": c'est ainsi que Emmanuel Macron a qualifié le numerus clausus qui limite le nombre d'étudiants admis en 2e année d'études de médecine, sages-femmes, dentaires ou de pharmacie. L'an prochain, l'ONDAM, c'est-à-dire le niveau de progression annuel des dépenses de l'Assurance maladie, reviendra à 2,5%, après avoir été ramené à 2,3% dans le PLFSS 2018.

La promesse de campagne d'Emmanuel Macron n'a pas été perdue de vue. Dans les zones où une pénurie de médecins se faisait sentir, le numerus clausus était élargi et permettait à plus d'étudiant de poursuivre leur études et au contraire, dans les parties du territoire où les professionnels de santé se marchent sur les pied, il était abaissé. Le chef de l'État a détaillé la place du numérique dans le milieu médical, visant à construire un "parcours de soin fluide et coordonné" pour les patients. "Nous devons restructurer notre organisation pour les 50 années à venir", a-t-il déclaré en présentant son plan de réforme du système de santé depuis l'Elysée.

" Comme l'a rappelé le président, un patient sur cinq qui arrive aux urgences aurait pu être traité en ville", renchérit Pierre-Yves Gueugniaud, président de la Société Française de médecine d'urgence (SFMU). Le principe des groupements hospitaliers de territoires doit également " continuer à se développer ". Sa suppression entrera en vigueur au plus tard à la rentrée scolaire 2020. Dès 2019, de nouveaux financements seront mis en œuvre pour des maladies chroniques comme le diabète et l'insuffisance rénale, obligeant hôpitaux et professionnels de santé libéraux à se coordonner et à partager une rémunération forfaitaire.

Selon Franceinfo, le gouvernement réfléchit d'ailleurs dans ses options à mettre en place à l'issue de la licence, en fin de troisième année, un concours. Leur profil - infirmier, aide-soignant ou assistant administratif - reste encore à définir.