Lundi, 15 Octobre, 2018

Le pétrole pourrait vite atteindre 100 dollars le baril — Marché

L'Opep résiste à Trump et n'augmente pas sa production Khalid al-Falih le ministre saoudien de l'Énergie le 23 septembre à Alger. RAMZI BOUDINA REUTERSPlus
Napoleon Lievremont | 28 Septembre, 2018, 00:28

En marge de la réunion du comité ministériel conjoint de suivi de l'accord de réduction de la production pétrolière des pays Opep et non-Opep, un hommage particulier a été rendu par l'Opep au président algérien, Bouteflika Abdelaziz et ce par rapport aux efforts engagés en faveur d'un marché pétrolier stable.

Algérie-Le baril de pétrole Brent a dépassé les 80 dollars lundi pour la première fois depuis novembre 2014, cette hausse des prix a été alimentée depuis la veille par l'annonce de la décision de l'Opep et de la Russie hier à Alger de ne pas relever son plafond de production. Nous voulons qu'elles cessent de faire monter les prix (.) et qu'elles commencent à les faire baisser. On s'en souviendra. Le cartel de l'Opep doit faire baisser les prix maintenant! Il a également souhaité la stabilité du marché pour tout le monde.

"Dans ce sens, il a relevé que la Déclaration de coopération Opep-non Opep avait été un succès " remarquable " et " historique ".

Les ministres du Pétrole d'Oman et du Koweït ont pour leur part indiqué que l'Opep et ses alliés avaient convenu de s'en tenir au respect de l'accord du mois de juin, réitérant la conviction qu'il ne fallait pas réduire la production au-delà de ce qui était prévu, ce qui signifierait compenser la diminution de la production iranienne de pétrole. "Il est d'importance capitale d'étudier les aspects de notre coopération afin de pouvoir relever ensemble les défis qui nous attendent, comme nous l'avons fait depuis deux ans", a attesté le ministre russe. Le ministre de l'Énergie des Emirats arabes unis, Suhail Mohamed Al Mazroue, s'est lui dit confiant dans le maintien du marché à son niveau actuel. A l'approche de l'expiration du cadre de dialogue mis en place à la faveur de l'accord d'Alger de septembre 2016, la création d'un nouveau cadre de consultation permanent d'ici 2019 s'est imposé comme le principal enjeu de cette réunion d'Alger.

" Nous avons tous ensemble fait preuve de leadership, de flexibilité et de bonne gouvernance", a-t-il poursuivi. Le rendez-vous d'Alger est une réunion consacrée à l'évaluation du taux de conformité aux niveaux de production, et non à l'examen d'une nouvelle hausse de la production de pétrole. "Les portes sont ouvertes, rejoignez-nous afin d'assurer une stabilité permanente des cours du brut", a-t-il insisté comme pour narguer ceux qui parlent d'une division des rangs.

De son côté, le président français, Emmanuel Macron a fait un plaidoyer au président Trump: "Il serait bon pour le prix du pétrole" que l'Iran puisse en vendre.