Mardi, 13 Novembre, 2018

Le gouvernement envisage de supprimer le numerus clausus — Etudes de médecine

L’an dernier le numerus clausus était établi à 8.200 étudiants à la fin de la première année de médecine. Crédits L’an dernier le numerus clausus était établi à 8.200 étudiants à la fin de la première année de médecine. Crédits
Marie-Paule Arceneaux | 06 Septembre, 2018, 10:51

Il ne reflète pas non plus l'évolution sociale de la pratique médicale, de la féminisation du corps médicale, et de l'aspiration des jeunes médecins, filles ou garçons, à équilibrer temps de travail et temps de loisirs, comme tout le monde. Le dispositif est au coeur du débat sur la suppression du concours en fin de première année et du " numerus clausus ", que le gouvernement s'apprête à annoncer, selon France Info. Paris-Descartes, Paris-Diderot et Sorbonne Université expérimentent la modification du concours et la fin du redoublement de la première année de médecine. L'Alter Paces autorise des étudiants diplômés, par exemple, d'une licence de physique ou autre, à entrer en deuxième année d'études de santé, après avoir passé un examen de type grand oral.

Le concours actuel, qui sélectionne un candidat sur sept, fait la part belle au bachotage.

"Je ne peux pas anticiper la décision et la teneur des propos du président de la République mais si vous m'interrogez sur ce que je porte, je pense qu'il faut en finir avec ce système (du numerus clausus) à la fois injuste et abscons", a déclaré le député de l'Isère, lui-même médecin.

Tous deux veulent également diversifier le recrutement en l'ouvrant à d'autres profils que les seuls bacheliers scientifiques et aujourd'hui bien souvent réservé aux étudiants qui peuvent s'offrir une prépa privée en plus ou se payer le luxe de redoubler. Une déferlante est difficilement envisageable, car les universités ne pourront peut-être pas forcément pousser leurs murs.

Le gouvernement réfléchit au remplacement du numerus clausus pour les études de médecine par des partiels classiques. Ensuite, deux options sur la table. Soit il n'y aura plus de limites et chaque université sera libre de former autant de médecins qu'elle le souhaite, soit il y aura une forme de sélection à l'issue de la troisième année. Le très sélectif concours en fin de première année de fac de médecine serait aussi sur la sellette. L'idée est vraiment de réformer les études de santé, les rendre "plus modernes, plus humaines".