Mercredi, 19 Septembre, 2018

Edouard Philippe confirme le prélèvement à la source — Impôts

Edouard Philippe confirme le prélèvement à la source — Impôts Edouard Philippe confirme le prélèvement à la source — Impôts
Napoleon Lievremont | 06 Septembre, 2018, 10:50

"Il y a tout une série de tests qui ont été faits", a-t-il ajouté, deux jours après la publication dans Le Parisien d'un document confidentiel de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) qui tire un "bilan calamiteux" de la phase de test du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé au 20h de TF1 que la réforme du prélèvement de l'impôt à la source n'est pas abandonnée et sera appliquée comme prévu au 1er janvier prochain.

Le passage au prélèvement à la source n'empêchera pas de continuer à bénéficier de réductions ou de crédits d'impôts.

"Cette réforme sera mise en oeuvre dans de bonnes conditions pour le contribuable", "nous avons les garanties que cette réforme sera mise en oeuvre dans de bonnes conditions", a ensuite assuré Edouard Philippe, qui avait participé dans la journée à une réunion à l'Elysée pour trancher cette question.

Emmanuel Macron, Édouard Philippe et le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, ont acté la décision lors d'une ultime réunion, mardi 4 septembre. "Il ne faut pas confondre exigence et hésitation", a-t-il expliqué, assurant que le gouvernement avait été uniquement "exigeant" pour palier aux éventuelles difficultés techniques. Une mesure qui oblige donc les Français à faire une avance de trésorerie.

Pour éviter que ces derniers ne voient leur pouvoir d'achat amputé en début d'année, le gouvernement avait annoncé au printemps le versement d'un acompte de 30 % de ce crédit, dès le mois de janvier.

"Nous avons fait en sorte que tous ceux qui font des dons aux associations, qui bénéficient d'une réduction d'impôt, que tous ceux qui s'inscrivent dans ce type de démarches puissent bénéficier en trésorerie de la réforme", a développé Edouard Philippe. En septembre 2019, les employés à domicile devront verser au fisc une somme calculée sur la base des derniers revenus connus.

Au-delà de cette campagne, de lourds efforts ont été engagés pour mettre au point la réforme. Selon Bercy, 40.000 agents ont été formés pour répondre aux questions des contribuables, et près de 195 millions d'euros ont été investis pour préparer le nouveau dispositif. Enfin, il a dit ne pas croire "à l'effet psychologique" que pourrait avoir les Français en voyant le montant de leur salaire être plus faible, puisque l'impôt sur le revenu y sera directement prélevé.

Lundi en Mayenne, devant des élus, M. Macron a affirmé qu'une mise en œuvre ratée de cette réforme pouvait "brûler un capital politique ", estimant que "ceux qui le poussent " à le faire "ne seront pas là " pour le défendre en cas de problème, selon des participants.

De son côté, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Jacques Chanut, a persisté à regretter une "bien mauvaise idée qui consiste à créer un lien entre la fiscalité personnelle et l'entreprise", tout en se disant déterminé à "obtenir des compensations", via en particulier des crédits d'impôts.