Lundi, 15 Octobre, 2018

Après la Martinique, Macron attendu sur les sargasses en Guadeloupe

La visite de Macron en Martinique perturbée par la tempête Kirk La Chaîne Meteo La visite de Macron en Martinique perturbée par la tempête Kirk
Napoleon Lievremont | 30 Septembre, 2018, 08:09

Il s'achèvera par un retour à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, un an après le passage dévastateur de l'ouragan Irma.

Emmanuel Macron est arrivé vendredi en Guadeloupe, au deuxième jour de sa tournée dans les Antilles, pour évoquer les problèmes d'alimentation en eau, et la problématique des algues sargasses qui prolifèrent sur les rivages. "Il ne serait pas responsable de dire qu'il y a une réparation individuelle pour tous", a-t-il souligné. Ces algues brunes, qui sont légion sur les plages de l'île papillon, dégagent des émanations toxiques.

Depuis février, ces algues, dont l'origine reste incertaine mais que certains scientifiques pensent liée au dérèglement climatique, arrivent en masse sur les côtes de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barth.

Le chef de l'Etat devait rencontrer la population martiniquaise hier matin (après-midi à Paris), mais il a dû annuler sa déambulation dans le centre-ville de Fort-de-France, avec l'arrivée de la tempête tropicale Kirk et ses vents pouvant atteindre 110 km/h en rafales, qui ont poussé les préfectures de Martinique et Guadeloupe à placer les deux territoires en vigilance orange cyclonique.

Une plainte pour mise en danger d'autrui a été déposée jeudi à Paris par un collectif guadeloupéen pour dénoncer les "insuffisances criantes" de l'État.

Ils avaient alors annoncé un plan de lutte de 10 millions d'euros sur deux ans, avec pour objectif de réduire, pour les prochaines saisons, le delai de ramassage à 48h après les échouages.

Un rapport d'audit du ministère de l'Environnement, publié en juillet, dénonçait les équipements obsolètes, la multiplicité des "propriétaires du réseau" et surtout, le flou autour des responsabilités de gestion.

Il doit se rendre dans une exploitation agricole de Morne rouge (nord), à la rencontre d'un agriculteur concerné par la pollution de ses terres par cet insecticide cancérogène et perturbateur endocrinien. Attendu par les habitants sur plusieurs dossiers, le chef de l'État aura répondu "partiellement aux attentes de la population sur deux sujets environnementaux", note l'envoyé spécial de France Télévisions, Jeff Wittenberg.