Mardi, 14 Août, 2018

Trump relance les hostilités contre l'Iran en rétablissant les sanctions économiques

Iran: une foule attaque une école religieuse Illustration SIPA
Napoleon Lievremont | 08 Août, 2018, 00:32

En échange, il prévoyait la levée des sanctions économiques contre Téhéran.

"La prochaine étape consistera à travailler à l'obtention d'une autorisation adéquate de l'administration américaine pour garantir un niveau raisonnable de maintenance", précise le président exécutif d'ATR Christian Scherer, cité dans le communiqué.

"Nous consacrerons le reste de l'année à exécuter nos plans comme prévu et à renforcer notre leadership sur le marché de l'avion régional", ajoute-t-il.

Ces premières sanctions toucheront les transactions financières en dollars américains, le commerce de l'or et des métaux précieux, le commerce des graphites et des métaux ainsi que les achats dans les secteurs de l'automobile et de l'aviation commerciale. Ces sanctions risquent de lourdement peser sur une économie iranienne à la peine, qui souffre d'un taux de chômage élevé et d'une nette inflation.

Les relations dipliomatiques entre Donald Trump et le président iranien Hassan Rohani sont tendues.

Dans son dernier rapport, l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) avait attesté fin mai que l'Iran continuait de respecter ses engagements.

Les États-Unis ont ainsi décidé de rétablir leurs sanctions visant l'Iran ainsi que les entreprises ayant des liens avec Téhéran qui ont jusqu'à 180 jours pour se retirer du pays.

Donald Trump, qui a adopté une attitude très hostile envers l'Iran depuis son arrivée au pouvoir, veut " intensifier la pression sur Téhéran pour qu'il change de comportement ". Il reproche entre autres à ce pays son soutien au président syrien Bachar el-Assad, aux rebelles au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais. La semaine dernière, plusieurs villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves, fruits du mécontentement face à la situation économique détériorée, à la classe politique mais aussi au manque d'eau causé par la sécheresse. Le rial iranien a plongé, perdant près des deux tiers de sa valeur en six mois. Les bureaux de change, fermés en avril, devraient notamment être rouverts, même si leur activité sera strictement surveillée.

Dans ce climat de tension, le porte-parole de l'autorité judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni Ejeie, a annoncé dimanche, à la radio-télévision d'Etat IRIB, l'arrestation du vice-gouverneur et chef du département des changes de la Banque centrale d'Iran, Ahmad Araghchi, avec d'autres responsables ainsi que quatre cambistes accusés de spéculation.

"Difficile de dire à quel point les sanctions pourraient vraiment impacter l'Iran", conclut pour sa part David Jackson, correspondant à la Maison-Blanche du magazine USA Today.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dont le pays est considéré comme le seul détenteur de l'arme nucléaire au Proche-Orient, a "félicité" M. Trump pour le rétablissement des sanctions. Une législation spécifique en ce sens entrera en vigueur mardi.