Mardi, 14 Août, 2018

Retour au bercail de Jean-Pierre Bemba après 11 ans d'absence — RDC

Le retour de Bemba à Kinshasa De retour en Rdc, Jean Pierre Bemba conduit vers une destination « inconnue » après des troubles
Manon Joubert | 05 Août, 2018, 02:33

Un autre opposant en exil de fait, Moïse Katumbi, a fait dire à la presse par ses proches qu'il déposerait son dossier de candidature le 4 août devant la commission électorale à Kinshasa, après avoir annoncé son retour le vendredi 3 à Lubumbashi.

De retour à Kinshasa après 11 ans d'absence, le Sénateur Jean Pierre Bemba et leader du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) a été accueilli aujourd'hui par des milliers des habitants de Kinshasa venus lui souhaiter la bienvenue.

Il explique les raisons pour lesquels Jean Pierre Bemba a été empêché de se rendre à sa résidence située près de celle du président Kabila. Il n'a toujours pas désigné de dauphin, et ses adversaires le soupçonnent de chercher des stratagèmes pour rester au pouvoir.

Selon le juriste et analyste politique Murhula Batumike Paterne, l'irruption inattendue de M.Bemba sur l'échiquier politique congolais met fin à la bipolarisation du climat politique que se partageaient la mouvance présidentielle et l'opposition.

Dans les faits, ce sont surtout des centaines de policiers avec des camions anti-émeute qui étaient déjà déployés mercredi matin entre le centre-ville et l'aéroport (25 km), ont constaté deux journalistes de l'AFP.

"S'ils osent nous empêcher de lui réserver un accueil digne, nous réagirons vigoureusement", prévient un militant du MLC en costume, Hilaire Engomba, juriste, la quarantaine. Les autorités lui interdisent le séjour dans sa résidence familiale qui se trouve à proximité du palais présidentiel. "J'espère qu'il n'y aura pas de provocations non plus", avait déclaré M. Bemba au journal belge Le Soir juste avant son départ de Bruxelles.

" Le dernier épisode de la série Kabila se joue aujourd'hui".

Il a été condamné par la Cour pénale internationale en juin 2016 à 18 ans de réclusion pour des crimes commis en République centrafricaine en 2002 et 2003 mais a été acquitté en appel. En effet, l'ex-chef de guerre, n'a pas connu de difficultés particulières pour rentrer dans son pays.