Lundi, 15 Octobre, 2018

Orléans : meilleur Samu de France !

Edition numérique des abonnés Classement des SAMU : qui sont les bons et les mauvais élèves ?
Marie-Paule Arceneaux | 24 Août, 2018, 20:52

Les opérateurs du Samu, qui pointent régulièrement un grave manque d'effectif, n'ont pas répondu à 4,6 millions d'appels téléphoniques de patients en 2016, selon une enquête publiée par l'hebdomadaire Le Point ce jeudi 23 août. Le magazine Le Point a cherché à répondre à ces questions.

L'enregistrement de son dernier appel passé au SAMU a été rendu public et met en cause l'opératrice de régulation qui n'a pas pris au sérieux les plaintes de Naomi Musenga.

Le département figure pourtant en queue du classement régional, précédé par l'Hérault (82,21 %), le Gard (81,26%) et les Pyrénées-Orientales (57,45%).

Ces évènements sont symptomatiques de la saturation des services d'urgence en France. " On est en train de chercher les mauvais coupables et ça, c'est insupportable ", s'est indigné mercredi sur France Info le Dr Patrick Goldstein, chef du pôle de l'urgence et du Samu du Nord au CHU de Lille.

De même que l'on ne peut être parfaitement certain que les défauts de traitement des appels sont sans conséquence, on peut s'étonner du silence des autorités sur ce sujet, alors que le ministère de la Santé est le premier destinataire de la SAE. En fait et d'après le SAE, tout dépendrait de la localisation des centres de régulation médicale des urgences.

Le SAMU de l'Orne sur la 2e marche du podium. De même, sur les 101 centres de réceptions et de régulations des appels, seuls 20 atteignent le taux recommandé de 99 % par Samu-urgences de France, et seulement les hôpitaux de Verdun et d'Orléans parviennent à donner une réponse dans la minute. Dans les SAMU qui conjuguent taux d'appels décrochés inférieur à 75 % et taux d'appels décrochés en moins d'une minute inférieur à 65 %, les ARM traitent toujours plus de dix appels par heure en moyenne. De très mauvais chiffres, bien loin de la devise du Samu - " chaque appel compte, chaque seconde compte " -, qui illustrent la désorganisation de nombreux centres 15, l'éparpillement des moyens et les mauvaises habitudes prises tandis que les recommandations à améliorer la qualité étaient ignorées.

Outre le nombre d'ARM et leur formation, la soumission des SAMU à des normes qualité et à une certification est défendue par beaucoup.