Mercredi, 19 Septembre, 2018

Confirmation du choléra en Algérie : La Tunisie prend des mesures préventives

Alerte santé publique : 41 cas de choléra confirmés Algérie: 41 cas de choléra recensés dans quatre wilayas
Marie-Paule Arceneaux | 28 Août, 2018, 01:39

Nous avons tenté de contacter le département Pharmacie du ministère de la Santé à plusieurs reprises pour en savoir plus sur la disponibilité des médicaments contre cette maladie dans les pharmacies tunisiennes, mais nous n'avons obtenu aucune réponse.

La Tunisie a entrepris des mesures de prévention contre le choléra, après que cette maladie ait atteint une quarantaine de personnes, dont un mortel, dans le pays voisin, l'Algérie, où on dénombre 88 autres cas suspects.

En revanche, cinquante cas ont été enregistrés dans la seule wilaya de Blida, ont révélé les responsables concernés du ministère de la Santé qui ont convoqué toute la presse nationale au niveau du siège du ministère pour communiquer longuement et en direct pendant des heures mais aussi sensibiliser la population sur les mesures à prendre en cas de suspicion de l'apparition de cette maladie facilement transmissible notamment au toucher. Un cas a été confirmé dans la wilaya (l'équivalent d'une préfecture) de Médéa et un cas suspect recensé dans celle d'Aïn Defla. Le deuxième patient décédé est mort dans la wilaya de Blida.

Les wilayas concernées selon la même source sont, Alger, Tipaza, Bouira et Blida. Toutefois, la même source rassure qu'aucun cas de choléra n'a été détecté pour le moment, en Tunisie.

"La possibilité que la contamination se soit faite par l'eau a été rejetée", sinon la propagation aurait été plus massive et plus rapide, a-t-il indiqué, "l'hypothèse privilégiée actuellement est une contamination par des légumes ou des fruits mal lavés".

L'Algérienne des Eaux, établissement public, a assuré dans un communiqué que l'eau du robinet était "propre à la consommation" et pouvait être consommée "sans crainte", alors que des messages alarmistes appelant à cesser de la boire se sont répandus ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Alors que des dizaines de patients souffrant de diarrhées aiguës étaient hospitalisés depuis le 7 août dans plusieurs régions, le ministère de la Santé et l'Institut Pasteur n'ont admis la responsabilité du vibrion du choléra que le 23 août.