Vendredi, 19 Octobre, 2018

Candidat ou pas? Kabila se prononce dans les heures qui viennent — RDC

Présidentielle en RDC : Joseph Kabila ne sera pas candidat, il désigne son dauphin … Présidentielle en RDC : Joseph Kabila ne sera finalement pas candidat
Manon Joubert | 10 Août, 2018, 00:36

Emmanuel Ramazany Shadary est candidat du Front commun pour le Congo (FCC).

L'opposition dénonce aussi la volonté de la commission électorale d'utiliser des "machines à voter" pour l'élection du 23 décembre - des "machines à tricher" pour ses détracteurs.

Le retrait du président congolais Joseph Kabila " est une décision historique en Afrique centrale, même si elle ne règle pas tout", ont commenté des sources diplomatiques françaises citées par l'agence de presse officielle AFP.

Mardi, à deux heures à peine de la clôture fixée pour le dépôt des candidatures, le chef de l'État a tranché.

Il va aller immédiatement déposer son dossier de candidature au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), a ajouté le ministre.

" Le président Kabila a tenu sa promesse et on vous l'avait bien dit", c'est en substance ce qu'a rappelé Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, lors de l'annonce aux journalistes.

"Le peuple a besoin de la paix, le peuple a besoin de la reconstruction, il a besoin du social, c'est ce que nous allons faire", a-t-il déclaré dans ses premières déclarations de candidat. L'ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo semble aussi sur la liste.

Parmi eux, l'ancien vice-président Jean Pierre Bemba, qui est retourné en RDC la semaine dernière après avoir été acquitté de crimes de guerre devant la Cour pénale internationale.

Si certains candidats ont pu déposer leurs dossiers de candidats sans aucun problème, l'opposant Moïse Katumbi est empêché par les autorités de passer la frontière.

La très influente Eglise catholique est sortie de sa réserve, lundi 6 août, pour exhorter les autorités congolaises à laisser entrer Moïse Katumbi dans le pays.

Un accord politique du 31 décembre 2016 lui a permis de rester au pouvoir moyennant des élections avant la fin 2017, finalement repoussées au 23 décembre.