Mardi, 14 Août, 2018

Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo et 800 autres opposants politiques vont être amnistiés

Côte d’Ivoire : Ouattara amnistie l’ex-première dame Simone Gbagbo (vidéo) Loi d'amnistie/AN 58 : 800 prisonniers libérés dont Simone Gbagbo, Soul To Soul, Lida Kouassi…
Manon Joubert | 08 Août, 2018, 00:34

Dans son message à ma nation, ce lundi 6 août 2018, veille de la célébration du 58 anniversaire de l'accession de la Côte d'Ivoire, à la souveraineté nationale et internationale, le Président de la République, Alassane Ouattara a annoncé avoir signé une ordonnance d'amnistie pour libérer 800 prisonniers.

Mme Gbagbo purge une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" prononcée en 2015.

Son acquittement annulé il y a quelques jours.

Mais ce dernier jugement avait été cassé le 26 juillet dernier par la cour Suprême d'Abidjan.

Un rapport qui qualifie cette réconciliation nationale "sacrifiée" de "faille majeure" du bilan d'Alassane Ouattara, selon les chefs de missions diplomatiques européens. Pour moi, cette amnistie était à mettre sur le compte des rumeurs, je l'ai apprise en regardant le président Alassane Ouattara ce soir à la télévision", a déclaré à Jeune Afrique Me Rodrigue Dadjé, dans les minutes qui ont suivi l'annonce "Je vais prendre contact avec le ministère de la Justice.

Le chef du protocole du président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro, Souleymane Kamaraté Koné, alias Soul to Soul, arrêté en octobre pour " complot contre l'État " dans une affaire de caches d'armes, et l'ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, Moïse Lida Kouassi, ont également été amnistiés.

Evoquant les prochaines élections, Alassane Ouattara a dit avoir demandé au gouvernement de "réexaminer la composition de la Commission électorale indépendante", une pomme de discorde depuis des années entre le régime et l'opposition, qui juge cette instance partiale.

Évoquant en conclusion de son discours la présidentielle de 2020, qui focalise déjà toutes les attentions, Alassane Ouattara a répété qu'il fallait "travailler à transférer le pouvoir à une nouvelle génération", mais sans dire clairement qu'il ne serait pas candidat pour un troisième mandat, prohibé par la constitution.