Jeudi, 15 Novembre, 2018

Villepinte: Ce que l'on sait de l'attentat déjoué contre l'opposition iranienne

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Manon Joubert | 03 Juillet, 2018, 09:17

Les deux suspects, Amir S.et son épouse Nasimeh N. (nés en 1980 et 1984), sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer une conférence organisée le 30 juin 2018 à Villepinte, en France.

Trois personnes sont en garde à vue en France et un diplomate iranien a été interpellé en Allemagne. Cette information a été dévoilée par le parquet fédéral belge dans un communiqué.

Téhéran a dénoncé, d'une part, les allégations concernant une prétendue opération iranienne et, d'autre part, le "stratagème sinistre et mensonger" de l'attentat déjoué visant la France.

"Le CNRI a demandé la " fermeture " des représentations diplomatiques iraniennes en Europe, accusées d'être des " centres d'espionnage " et des " foyers pour des préparatifs terroristes ".

Une troisième personne, un diplomate iranien auprès de l'ambassade autrichienne à Vienne, en contact avec le couple, a également été interpellée en Allemagne a révélé le parquet fédéral.

Le couple a été intercepté samedi à bord de son véhicule Mercedes par les unités spéciales, à Woluwe-Saint-Pierre. Deux jours avant le meeting et donc le coup de filet, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour " association de malfaiteurs terroriste criminelle ", confiée à la DGSI (Direction général de la sécurité intérieure). Lors de la fouille du véhicule, les autorités ont retrouvé environ 500 grammes de TATP, un explosif prisé des terroristes, qui l'ont rebaptisé "Mother of Santa", ainsi qu'un mécanisme de mise à feu. Cette organisation est un parti d'opposition iranien qui a été fondé en 1965 et qui a été interdit par le gouvernement iranien en 1981. Les services de déminage ont été appelés pour faire sauter l'explosif de manière contrôlée.

Le ministre Belge de l'Intérieur Jan Jambon a indiqué sur Twitter qu'il n'a à aucun moment été question de projets d'attentats en Belgique.

Projet d'"attentat à la bombe". Il précise que "l'OCAM maintient le niveau de la menace pour notre pays".

A ce stade de l'enquête, il n'y a eu à aucun moment une menace directe contre la Belgique, souligne le parquet fédéral.

Ces événements surviennent alors que le président iranien, Hassan Rohani, a quitté Téhéran lundi en début d'après-midi pour une visite en Europe, présentée comme " capitale " pour l'avenir de l'accord sur le nucléaire iranien.