Dimanche, 23 Septembre, 2018

Trump rassure les Alliés : "Je crois en l'Otan"

Donald Trump la bouche ouverte et l'index point Le président américain Donald Trump parle avec les médias avant son départ pour l'Europe
Napoleon Lievremont | 14 Juillet, 2018, 03:32

Trump avait appelé les pays membres, dans un post sur Twitter avant la réunion exceptionnelle, à tenir à leurs engagements concernant l'augmentation des dépenses militaires, estimées à 2% du PIB. Il est inscrit noir sur blanc dans la déclaration commune agréée mercredi par les dirigeants des 29 pays membres de l'Alliance. Une méthode qui a porté ses fruits. Des commentaires surprenants de la part de M. Trump, qui a longtemps laissé paraître son mépris pour cette alliance militaire créée en 1949, au début de la guerre froide - il avait même menacé de retirer les États-Unis de l'OTAN, à cause de son financement asymétrique. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg "a donc convoqué une réunion", a-t-elle ajouté.

"Les Alliés pouvaient être inquiets, car hier j'étais extrêmement insatisfait de ce qui se passait et ils ont considérablement renforcé leurs engagements".

À Bruxelles, le président américain a accusé l'Allemagne d'"enrichir" la Russie en lui achetant du gaz et de ne pas contribuer suffisamment aux efforts militaires de l'Alliance atlantique. "J'ai obtenu des progrès extraordinaires par rapport à mes prédécesseurs", a-t-il soutenu". Rompant avec le ton policé de ses prédécesseurs, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, l'a interpelé mardi pour lui dire combien ses critiques presque quotidiennes étaient déplaisantes et l'a invité à "mieux considérer" ses alliés "car l'Amérique n'en a pas tant que ça".

"J'ai expliqué qu'en Allemagne, nous savons que nous devons faire plus et c'est ce que nous faisons depuis un certain temps", a affirmé la chancelière allemande Angela Merkel. "L'OTAN est plus fort qu'il y a deux ans", a lancé le président américain.

Trump, qui a atterri mardi soir à l'aéroport de Bruxelles-National en provenance de Washington pour participer à un sommet de l'Otan durant deux jours à Bruxelles, a été accueilli par la cheffe du protocole du ministère des Affaires étrangères, Françoise Gustin, accompagnée par les trois ambassadeurs des Etats-Unis basés à Bruxelles, le nouvel ambassadeur auprès de la Belgique, Ronald Gidwitz, et ses collègues accrédités auprès de l'Otan, Kay Bailey Hutchison, et - depuis mardi - auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland. "Nous y serons en 2025", a affirmé la ministre des Armées Florence Parly, présente à Bruxelles avec ses homologues des 28 autres pays membres. Il se rendra ensuite à Helsinki pour un sommet bilatéral historique avec le président russe Vladimir Poutine lundi.

Vladimir Poutine "n'est pas mon ennemi (.) En fin de compte, c'est un concurrent, il représente la Russie, je représente les États-Unis", a-t-il souligné. Il enfonce aussi un coin entre les Européens, divisés sur une ligne Est-Ouest sur la question du gaz russe.

La Pologne estime ainsi que l'Europe n'a pas besoin de Nord Stream 2.