Mardi, 13 Novembre, 2018

Naomi Musenga est décédée d'une intoxication au paracétamol

Société	
	Les raisons de la mort de Naomi 22 ans enfin révélées	
	
							par Melanie Bonvard	
						aujourd'hui à 10:25	
		
	
						252 partages Société Les raisons de la mort de Naomi 22 ans enfin révélées par Melanie Bonvard aujourd'hui à 10:25 252 partages
Marie-Paule Arceneaux | 13 Juillet, 2018, 06:57

"La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès", ajoute le procureur. Une information judiciaire "du chef de non-assistance à personne en péril contre l'opératrice du centre des appels d'urgence [.] ainsi que du chef d'homicide involontaire contre X a été ouverte par le parquet de Strasbourg afin d'élucider les circonstances de la mort de Naomi Musenga".

La procureure a reçu mardi la famille de Naomi Musenga afin de lui présenter les conclusions de l'enquête et "répondre à leurs interrogations et incompréhensions bien légitimes dans ce contexte particulièrement douloureux".

Le parquet a également annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "non-assistance à personne en péril" confiée à un juge d'instruction. Une diffusion d'un document sonore sur la conversation entre elles a été faite sur les réseaux sociaux.

Une information judiciaire va être ouverte après la mort de Naomi Musenga.

Après le déclenchement de la polémique, le responsable du Samu de Strasbourg avait présenté sa démission et la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait indiqué qu'il n'y aurait pas d'autres sanctions.

Selon le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, ces dysfonctionnements ont entraîné " un retard global de prise en charge de près de 2h20 ", avant la mort de la jeune femme. Il s'avère que l'opératrice du SAMU aurait traité son appel de détresse avec indifférence.

Ainsi, le procureur accède à la demande exprimée par la famille fin juin. Le mois dernier, Me Jean-Christophe Coubris, l'un des avocats de la famille, estimait qu'il était "inacceptable que l'on reste sur ce schéma d'enquête préliminaire", vécu comme "un cauchemar".