Mercredi, 19 Septembre, 2018

Des drones de Greenpeace s'écrasent sur la centrale nucléaire du Bugey — Ain

Greenpeace fait s’écraser un drone sur la centrale nucléaire de Bugey Un drone de Greenpeace s'écrase contre la piscine nucléaire du Bugey
Max Fresnel | 04 Juillet, 2018, 07:48

Celui-ci a survolé pendant plusieurs secondes la centrale nucléaire de Bugey, située dans l'Ain à 30 kilomètres de Lyon.

Cette action "hautement symbolique " annoncée par l'ONG, photos et vidéo à l'appui, visait à démontrer la "vulnérabilité " des piscines d'entreposage de combustible usé, selon l'ONG qui affirme que son drone s'est écrasé contre un bâtiment de ce type dans l'enceinte de la centrale EDF de Saint-Vulbas. Un scénario angoissant, que les opposants au nucléaire de Greenpeace ont voulu montrer pour illustrer le manque de protection de ces installations contre les intrusions.

Après l'avoir fait entrer dans la zone interdite de survol, les militants l'ont volontairement fait s'écraser contre le mur de la piscine d'entreposage de combustible usé, accolée au réacteur 2. "Et si ce n'était pas un drone déguisé en Superman et piloté par des militants non violents?", s'interroge Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France. Des militants de l'ONG qui prône la sortie du nucléaire ont piloté un drone, qui est parvenu à survoler la centrale nucléaire du Bugey (Ain). La présence de ces drones n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations. "Le bâtiment combustible est important pour la sûreté, dimensionné notamment contre les agressions externes naturelles ou accidentelles, ce qui lui assure une robustesse élevée". Un des deux drones a été intercepté par les forces de gendarmerie. "Le survol de drone ne constitue pas une menace vis-à-vis de la sûreté", assure encore EDF, sans rien confirmer de plus.

Il s'agit d'une infraction au regard du code de la défense et une plainte a été déposée, entraînant l'ouverture d'une enquête, ajoute-t-on chez le producteur d'électricité.

Des militants de Greenpeace s'étaient déjà introduits dans les centrales de Cattenom en octobre et de Cruas en novembre, avec le même objectif.

Cette action intervient quelques jours avant la parution du rapport de la Commission d'enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires.