Dimanche, 23 Septembre, 2018

Après les tensions, un dîner serein — Sommet Otan

Emmanuel Macron appelle les alliés à "ne pas fragiliser" l'Otan
Napoleon Lievremont | 14 Juillet, 2018, 03:33

Celui qui a soufflé le chaud et le froid dès son arrivée au sommet de l'OTAN aura fait suer ses partenaires européens. "Ils ont accepté de payer et de payer plus rapidement", estime Donald Trump. Depuis l'élection de M. Trump, de l'argent frais est arrivé: 41 milliards de dollars supplémentaires pour les dépenses militaires des alliés, ce qui est substantiel.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'est ensuite exprimé sur cette question.

En 2018, le Canada a consacré 1,3 % de son PIB à la défense. Un second coup de gueule contre l'insuffisance des dépenses militaires européennes a poussé Emmanuel Macron, le président français, et Angela Merkel, la chancelière allemande à admettre que le chef de la Maison-Blanche n'a pas tout à fait tort.

La source raconte que, à chaque fois que Donald Trump entendait un message qui ne lui plaisait pas, le président leur tournait le dos pour parler de manière ostensible avec sa délégation, ignorant ainsi son interlocuteur. Il n'a eu de cesse de mettre le sommet sous pression à coups de messages sur son compte Twitter et de déclarations peu amènes à l'adresse des mauvais payeurs.

Controversé depuis sa naissance, y compris dans l'Union européenne (UE), le projet gazier Nord Stream 2 est la bête noire de Donald Trump.

Au cours d'une conférence de presse à l'issue du sommet à Bruxelles, il a par ailleurs affirmé que jamais M. Trump n'avait dit, au cours des réunions, "que les Etats-Unis pouvaient se retirer de l'Otan", contrairement à des rumeurs ayant couru dans la matinée.

Les deux dirigeants devraient se rencontrer lundi dans la capitale finlandaise pour évoquer les relations bilatérales ainsi que différentes questions internationales comprenant l'Ukraine, la Syrie et l'ingérence présumée de Moscou dans les élections américaines, selon les médias.

"Les Alliés pouvaient être inquiets, car hier j'étais extrêmement insatisfait de ce qui se passait et ils ont considérablement renforcé leurs engagements". "Certains alliés souhaiteraient voir une augmentation plus rapide mais nous allons dans la bonne direction", a-t-il ajouté appelant à préserver "en dépit des désaccords et des discussions franches "l'unité de l'alliance dans un contexte incertain".

"J'ai obtenu des progrès extraordinaires par rapport à mes prédécesseurs".

Or, à sa sortie de la rencontre, Donald Trump n'avait que de bons mots pour l'OTAN et ses alliés.

L'objectif de financement militaire des pays membres fixé par l'OTAN est de 2 % du PIB par année d'ici 2024. Il a réaffirmé que "l'unité n'était pas possible sans un partage équilibré des charges et des responsabilités" entre les pays membres et que "les Européens avaient bien compris ce message", soulignant que "la France tiendra ses engagements".