Mercredi, 17 Octobre, 2018

Théo Luhaka et quatre proches placés en garde à vue — Escroquerie

Théo le jeune blessé à Aulnay en 2017 et quatre membres de sa famille placés en garde à vue pour escroquerie Théo Luhaka en garde à vue pour un possible détournement de subventions
Max Fresnel | 06 Juin, 2018, 07:53

Cinq interpellations et placements en garde à vue. L'association a depuis lors été placée en liquidation et le frère de Théo a déjà été condamné aux prud'hommes.

Une enquête préliminaire avait été ouverte en juin 2016, soit plusieurs mois avant l'interpellation violente de Théo, qui avait connu un très fort retentissement. La famille "souhaitait être entendue et pouvoir donner des explications", a-t-il ajouté. L'affaire implique notamment une association de médiation, "Aulnay Events", présidée par un frère aîné de Théo, Mickaël Luhaka, et qui était basée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Pour Me Vey, Théo a simplement reçu "des sommes correspondant à son activité dans les associations" de son frère Mickaël et son interpellation relève de l'"opération de communication" pour faire croire "à l'opinion publique que c'est un délinquant". Or, courant 2015, les inspecteurs du travail notent les premières irrégularités sur l'utilisation de ces subventions censées faciliter l'embauche: la majorité des salariés recrutés sous ces contrats n'auraient pas été payés et les cotisations à l'Urssaf pas réglées.

Cette fois-ci, les forces de l'ordre sont allées le chercher au domicile de ses parents vers 6h ainsi que Théo et trois autres membres de leur famille. Les sommes pourraient s'élever à des centaines de milliers d'euros.

En tout l'association Aulnay Events a perçu 678 000 euros de subventions, dont 170 000 directement versés sur les comptes de huit membres de la famille Luhaka.

Théo et des membres de sa famille ont été placés en garde à vue ce mardi matin.

François Hollande alors Président de la République avait rendu visite à Théo à l'hôpital.

Cette procédure "n'a aucun lien avec les faits dont j'ai été victime", avait de son côté déclaré Théo à l'hebdomadaire L'Obs en juin 2017. Si le jeune homme se voit reconnaître une infirmité permanente, l'affaire pourrait passer aux assises, même si la qualification de viol n'était pas retenue faute d'éléments prouvant l'intentionnalité du geste.