Mercredi, 17 Octobre, 2018

Mourmelon-le-Grand - Kévin, assassiné dans un guet-apens machiavélique

L'entrée du parc du Bois des soeurs à Mourmelon-le Grand, lieu où Kévin a trouvé la mort samedi 2 juin a depuis été fleuriepar ses proches et des anonymes Meurtre à Mourmelon : la petite amie de Kévin interpellée
Manon Joubert | 09 Juin, 2018, 00:06

Matthieu Bourrette, procureur de la République de Reims, explique que le jeune homme "lui avait déclaré avoir agi de la sorte à la demande de O. qui souhaitait se débarrasser de Kévin qui, selon elle, la harcelait".

Toute une commune en deuil pour Kévin, le lycéen de 17 ans tué samedi dernier dans un parc de Mourmelon-le-Grand. Les raisons qui ont conduit au meurtre de Kevin, élève de Terminale, demeuraient hier toujours nébuleuses à l'issue des gardes à vue de deux mineurs, puis mis en examen pour "assassinat" et placés en détention provisoire. Elle a en effet d'abord raconté qu'un homme les avait agressés alors qu'ils se trouvaient dans le parc.

Elle avait ensuite aidé les gendarmes à dresser le portrait-robot de l'agresseur, diffusé dès dimanche par le parquet.

"Certains prétendent que cette haine est amplifiée par l'anonymat que confèrent ces réseaux sociaux". Cela rappelle la formulation polémique d'une alerte enlèvement en octobre 2016, quand celle-ci décrivait le kidnappeur comme étant un "individu de race noire". À commencer par Marine Le Pen et toute la fachosphère. Cet adolescent décrit comme solitaire et passionné de guerre par "Le Parisien" aurait réussi à faire de la jeune fille "sa chose", au point de mettre tous les deux au point le meurtre de Kévin.

Le portrait robot imaginé à l'avance, le sac pour y ranger les habits souillés par le crime, des échanges récurrents de SMS. En garde à vue, l'agresseur a reconnu être l'auteur des coups mortels tandis que l'adolescente niait elle toute implication. Le parquet a souligné " la dynamique organisationnelle quasiment machiavélique " du tandem mis en examen mercredi.

Aurélien a été arrêté lundi soir, et a avoué les faits aux enquêteurs le lendemain, comme le relate le journal l'Union. Selon France 3, la victime aurait voulu quitter sa petite amie, laquelle n'aurait pas supporté la situation et aurait décidé de se venger. Il rêvait de rejoindre les rangs de l'armée. Aurélien s'était renseigné quelques jours auparavant auprès de membres d'une association historique pour tuer avec un couteau. Sur Instagram, il avait inscrit en présentation de son profil "Faites la guerre pas l'amour". "C'était le bon pote, il n'était pas connu ou populaire, mais avait sa bande", se souvient tristement Noor, élève de Première dans le même lycée que Kevin. Elle est décrite comme "un peu instable", mais "sans méchanceté".

Les obsèques de l'adolescent auront lieu ce vendredi 8 juin après-midi à 16 heures dans l'église de Mourmelon.