Mardi, 13 Novembre, 2018

Les aides à la Grèce ont rapporté 2,9 milliards à l'Allemagne

Le premier ministre grec Alexis Tsipras et le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici le 8 février 2018 à AthènesPlus Le premier ministre grec Alexis Tsipras et le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici le 8 février 2018 à AthènesPlus
Napoleon Lievremont | 25 Juin, 2018, 01:39

) ][ 194 ][ /var/www/html/lequotidien/lib/cPDO.inc.php ] [cMyPDO ][ _Read (.

Ces discussions s'avèrent cruciales pour qu'Athènes puisse, comme prévu, quitter la tutelle de ses le 20 août prochain et se financer seule sur les marchés, après plusieurs années de profonde récession.

En huit ans, la Grèce a bénéficié de plus de 273 milliards d'euros d'assistance de la part de ses créanciers, zone euro et Fonds monétaire international (FMI), au cours de trois programmes d'aide.

" Mais nous devrions collectivement trouver un moyen d'alléger la dette, soit en prolongeant les échéances des prêts existants, soit en rachetant les plus coûteux", a ajouté M. Moscovici.

" Malgré les difficultés, l'Europe avance: "cette semaine un accord franco-allemand historique sur la zone euro et une vraie sortie de crise pour la Grèce ", ajoute-t-il". Ce détail vestimentaire, acclamé par les députés pour ce qu'il symbolise, est une grande première pour le dirigeant âgé de 43 ans, qui avait fait le voeu en 2015, lorsqu'il est arrivé au pouvoir, de n'en porter que lorsque les memorandums sous le joug desquels son pays se débat depuis huit ans seraient terminés. "Je pense que le peuple grec peut sourire, peut respirer de nouveau", avait auparavant déclaré à la télévision publique ERT le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos. Devant les députés, il a voulu aussi parler aux Grecs, promettant une baisse d'impôts l'an prochain, et "un retour progressif de l'état social (.), un retour des conventions collectives, une revalorisation du salaire minimum".

Des médias et analystes tempéraient toutefois l'optimisme, observant que le respect des obligations budgétaires prévues nécessitera une discipline de fer. "Ce qui suit est une surveillance serrée qu'aucun autre pays n'a expérimentée" après de tels programmes.

Les ministres des Finances de l'Eurogroupe réunis à Luxembourg se sont entendus vendredi sur les modalités de sortie de la Grèce des programmes d'aide, dont les mesures d'allégement de sa dette, lancés en 2010.

Une mesure saluée d'un sarcasme par le Premier ministre des Finances de M. Tsipras début 2015, Yanis Varoufakis, partisan à l'époque de résister davantage aux créanciers: "Félicitations, camarades". Au vu de ces chiffres, le parti écologiste Die Grünen demande un allègement de la dette pour Athènes.

Le FMI, qui n'a pas participé au dernier, restera impliqué dans la surveillance, a annoncé vendredi sa directrice générale, Christine Lagarde, présente à Luxembourg. Mais sur le long terme, elle émet encore des réserves. Du côté des économistes, les réactions étaient nettement plus mitigées.