Samedi, 23 Juin, 2018

Le président de Starbucks, Howard Schultz, prend du champ

Howard Schultz, qui a transformé Starbucks en multinationale, quitte l'entreprise... et aurait des ambitions présidentielles Howard Schultz, qui a transformé Starbucks en multinationale, s'en va | Luc Olinga | Commerce de détail
Napoleon Lievremont | 07 Juin, 2018, 04:04

Fin de ce mois Howard Schultz, l'homme à l'origine de l'empire Starbucks, quittera l'entreprise qui pour l'instant traverse une période houleuse. Signe de l'influence et du charisme de M. Schultz, l'action avait chuté en 2008 quand il avait une première fois lâché les rênes, tombant jusqu'à 10 dollars avant de remonter dès le retour précipité du grand patron.

Âgé de 64 ans et issu d'un milieu modeste, Howard Schultz est considéré comme un proche du Parti démocrate aux États-Unis.

Selon Starbucks, le livre que compte écrire Howard Schultz sera consacré à l'impact social de Starbucks et à la responsabilité morale d'une grande entreprise cotée en Bourse. Il n'a pas précisé s'il était intéressé par une carrière en politique, mais les spéculations vont bon train à la suite de plusieurs déclarations qu'il a faites récemment sur l'état de son pays.

"Je suis profondément inquiet de l'état de notre pays depuis quelque temps maintenant - sur la montée des divisions et de notre position dans le monde", a-t-il déclaré au New York Times.

"J'ai l'intention d'examiner diverses options et ceci peut inclure le service public", répond-il quand on lui demande expressément s'il va se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Le groupe Starbucks a annoncé hier soir le départ prochain de son président emblématique, Howard Schultz, après 40 ans passés au sein de la chaîne de cafés américaine.

Il a également soutenu, en tant que chef d'entreprise, les revendications des salariés américains qui réclamaient une augmentation du salaire minimum à 15 $ de l'heure. Pour éviter qu'un tel incident se reproduise, Schultz a organisé pour tous ses employés une formation anti-raciste - une opération onéreuse très critiquée par les actionnaires.

En Bourse, Starbucks "a gagné 21 000 % depuis son introduction en 1992", assure le groupe.