Mercredi, 15 Août, 2018

"Le Canada doit ouvrir ses marchés", écrit Donald Trump sur Twitter

Avant le G7, Justin Trudeau recevra Emmanuel Macron à Ottawa | Politique canadienne Acier et aluminium : Donald Trump sur le point de déclarer une guerre commerciale à l'Europe
Napoleon Lievremont | 02 Juin, 2018, 01:42

Le Canada, indigné par cette mesure l'a quantifiée d'atteinte à des relations privilégiées instaurées depuis des années, a décidé d'imposer des taxes aux produits américains à hauteur de 16,6 milliards de dollars.

Alors qu'une guerre commerciale se dessine entre Ottawa et Washington, le président des États-Unis s'est une nouvelle fois attaqué au Canada sur les réseaux sociaux vendredi matin.

"Cela nécessite beaucoup de maîtrise pour montrer aux Etats-Unis qu'ils se fourvoient, qu'ils prennent le mauvais chemin et qu'il est urgent de trouver des réponses de fond", a affirmé M. Lemoyne, estimant que les "consommateurs américains vont payer l'addition".

L'exécutif européen avait précédemment fait savoir que l'UE imposerait des droits de douane sur 2,8 milliards d'euros (3,4 milliards de dollars) d'exportations américaines, dont le bourbon, le beurre de cacahuètes, les Harley Davidson et les jeans si ses exportations de métaux vers les Etats-Unis, d'une valeur de 6,4 milliards d'euros, étaient finalement soumises à des droits de douane. "Mais nous allons faire cela de façon proportionnée, calibrée (.), parce que l'escalade n'est jamais bonne", a-t-il souligné.

L'administration Trump devrait annoncer dès jeudi l'application de tarifs douaniers supplémentaires sur les importations d'acier et d'aluminium européens, la veille de la date limite de l'exemption accordée par Washington à l'UE, affirme le Wall Street Journal.

"Il est prématuré et exagéré de parler de guerre commerciale", déclare à l'AFP Sébastien Jean, le directeur du CEPII, un centre d'expertise sur l'économie mondiale.

Revenant sur les négociations entre les États-Unis et l'Union européenne, Wilbur Ross, en ce moment à Paris pour une réunion de l'OCDE, a minimisé les risques de représailles de la part des 28 pays membres de l'UE.

"Nous ne pouvons comprendre, que nous, alliés des Etats-Unis, puissions être frappés par les tarifs américains", a réagi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire. Le secrétaire d'État au commerce a tout de même laissé entendre qu'il y avait "un potentiel de discussion".

Mais il n'en a pas moins qualifié de "développement très inquiétant" la décision américaine, prise au nom de la "sécurité nationale", une justification selon lui "complètement grotesque". "Les taxes douanières ne font aucun sens sur le plan économique".

Participant à ce G7 Finances qui se déroule à Whistler, une chic station de ski au nord de Vancouver, la patronne du FMI Christine Lagarde a dénoncé une forme "de remise en cause de la manière dont le monde fonctionne" depuis des décennies, basée sur "le principe de la confiance et de la coopération".

"Si ces mesures à l'étude sont imposées", elles "provoqueraient de sérieuses turbulences", ont prévenu la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et le ministre japonais au Commerce, Hiroshige Seko.