Mardi, 14 Août, 2018

G7 : Trump veut se désolidariser du communiqué commun

Yves Herman  Reuters Yves Herman Reuters
Manon Joubert | 11 Juin, 2018, 01:51

Le Canada précise que son Premier ministre reste concentré sur les accomplissements effectués durant le sommet.

Donald Trump a surpris beaucoup de monde à la clôture du sommet G7 tenu au Canada. Un revirement inattendu, après deux jours marqués par des sourires de façades et des désaccords sur le fond.

L'Elysée a fait savoir samedi en fin d'après-midi que les négociations en cours étaient "en bonne voie " d'aboutir à un accord sur un communiqué final.

Le tweet de Donald Trump rend de facto caduque la déclaration commune sur le commerce grâce à laquelle le "Groupe des sept" (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) avait tenté de sauver la face.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a proposé lors des discussions de se rendre à Washington pour aider à trouver une issue au conflit entre l'UE et les Etats-Unis sur les droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium, a indiqué un responsable présent aux discussions.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a porté un "coup dans le dos" des États-Unis lors de son intervention dédiée aux résultats du sommet du G7, au Canada, a déclaré le conseiller économique de la Maison-Blanche Larry Kudlow.

Le président américain s'en est pris directement à un Justin Trudeau "tellement indigné", lui rappelant les "près de 300%" de taxes imposés par le Canada sur le lait, "tuant notre agriculture".

Une réaction visiblement peu appréciée par Emmanuel Macron. "Soyons sérieux et dignes de nos peuples". "Nous y tenons. Et quiconque les quitterait le dos retourné montre son incohérence et son inconsistance". Donald Trump vise en particulier les taxes européennes sur les importations de voitures en provenance des pays hors UE qui s'élèvent à 10%, quand les droits de douanes américains ne s'élèvent qu'à 2,5%. Un secteur qui pèse bien plus que les deux métaux jusqu'à présent frappés.

Un commentaire en complet décalage avec le compte rendu d'une source au sein de la délégation française qui a qualifié d'"extraordinaire" et "inhabituelle" la discussion que les chefs d'Etat ou de gouvernement ont eue vendredi sur la question des droits de douane.

Le président américain, qui n'a pas apprécié les critiques formulées à son encontre par les deux dirigeants, a réagi dans une salve de tweets. Cette proposition a immédiatement été rejetée par la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.

Donald Trump a retiré, via un tweet, son soutien au communiqué final du G7. "C'est une occasion unique" d'arriver à un accord nucléaire avec Pyongyang qui "ne se représentera jamais", a-t-il assuré samedi juste avant de s'envoler pour Singapour. Ce serait évidemment très mauvais puisque cela enverrait le signal que les Européens vont se diviser et chacun de leur côté essayer d'arranger leurs affaires avec les Etats-Unis, ce qui d'ailleurs n'est pas permis puisque les compétences commerciales sont des compétences de l'Union maintenant. Elle prévoit de passer au recyclage de 100% des plastiques à l'horizon 2030, et à développer autant que possible les alternatives aux emballages plastiques.

Giuseppe Conte a surpris ses partenaires européens en déclarant sur un réseau social qu'il était "d'accord avec le président Donald Trump: la Russie devrait réintégrer le G8 ".

Il est trop tôt pour dire si un communiqué commun des sept membres du G7 est possible car l'Iran et la lutte contre le dérèglement climatique - deux sujets de fortes dissensions avec le président américain - restaient à discuter.