Mercredi, 15 Août, 2018

Des jumelles tentent d’échanger leur place en prison — Nord

Même coupe de cheveux et même tenue: deux jumelles tentent d’échanger leurs places en prison AFP Même coupe de cheveux et même tenue: deux jumelles tentent d’échanger leurs places en prison
Manon Joubert | 02 Juin, 2018, 01:41

La prison de Sequedin (Nord) en avril 2013.

Le 26 mai, au parloir des femmes, les surveillants remarquent qu'une femme de 19 ans est habillée pratiquement comme sa soeur placée en détention pour vol.

La détenue reçoit la visite de sa soeur jumelle à la maison d'arrête de Lille-Sequedin. L a visiteuse et la détenue ont exactement la même tenue et la même coupe de cheveux.

Une surveillante a d'abord jugé leur comportement suspect. Il a averti "qu'au moindre souci, il mettrait un terme à la visite", a expliqué le syndicat Ufap dans un communiqué repris par France 3.

Durant la visite, les deux soeurs s'échangent un bijou et un vêtement. Immédiatement, elle alerte d'autres surveillants. Elle suspecte une tentative d'évasion par inversion des rôles.

Là où ça se complique, c'est que le contrôle par biométrie (technique informatiques permettant d'identifier un individu à partir de ses caractéristiques physiques) va brouiller les pistes. Seulement, le test se révèle incapable de différencier les deux sœurs, et donc de distinguer laquelle des deux doit rester en prison. Un contrôle par biométrie a donc été effectué pour clairement différencier les deux sœurs et déterminer celle qui devait retourner en cellule. "L'appareil, si fiable, a certifié les deux jumelles positives pour le même numéro d'écrou!". Impossible de savoir laquelle était la condamnée... "Les deux illuminées avaient juste oublié que lors de l'écrou, les empreintes digitales sont prises".

Pour les syndicats, cette tentative peu banale d'évasion est la preuve d'un manque de moyens et de la fiabilité toute relative des contrôles par biométrie.