Mercredi, 17 Octobre, 2018

Washington demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité — Tirs contre Israël

Un engin explosif neutralisé à la frontière de Gaza Un engin explosif neutralisé à la frontière de Gaza
Manon Joubert | 30 Mai, 2018, 19:23

Le Djihad islamique a annoncé dans la soirée qu'un accord de cessez-le-feu avait été conclu entre les organisations palestiniennes et Israël sous les auspices de l'Egypte, autre voisin de la bande de Gaza et intermédiaire historique entre les deux camps, une information confirmée ce 30 mai par le Hamas.

La veille, un Palestinien qui s'approchait de la barrière frontalière entre la bande de Gaza et Israël dans le but, selon l'armée israélienne, de commettre une attaque, a été tué par un tir de char israélien.

" L'armée israélienne va réponde avec force à ces attaques", a déclaré le premier ministre, Benjamin Netanyahu, lors d'une conférence dans le nord du pays, peu avant les frappes de représailles.

Malgré l'annonce entre-temps d'un accord de cessez-le-feu par le Jihad islamique, l'armée israélienne a annoncé avoir à nouveau frappé dans la nuit 25 objectifs militaires liés au Hamas, parmi lesquels des ateliers pour la fabrication de roquettes, des abris pour des drones ainsi que des "infrastructures militaires". La plupart des États membres de l'ONU ont condamné le blocus de Gaza à maintes reprises, relève la plateforme, affirmant qu'il est clair maintenant que seules des actions coercitives, voire des sanctions, pourront contraindre Israël à lever le blocus de Gaza.

Khalil al-Hayya, l'adjoint du chef du Hamas à Gaza, a confirmé mercredi dans un communiqué la conclusion d'une trêve grâce à "un certain nombre de médiateurs".

Israël et le Hamas et ses alliés observaient depuis 2014 un cessez-le-feu tendu, régulièrement remis en cause par des accès de tensions.

Lors de sa visite dans la région, le Coordonnateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient M. Robert Serry, avait déjà observé que les retombées du blocus israélien à Gaza avaient "plus que jamais isolé" l'enclave palestinienne, en raison des restrictions toujours imposées par Israël sur la circulation des biens et des personnes. Il n'y avait pas d'indication dans l'immédiat sur des victimes à Gaza.

"Le Conseil de sécurité devrait être indigné et répondre à cette dernière vague de violence dirigée contre des civils israéliens innocents, et les dirigeants palestiniens doivent être tenus pour responsables de ce qu'ils autorisent à Gaza", a-t-elle déclaré dans un communiqué. Détail notable, ce texte modifié abandonne la demande d'envoi dans la bande de Gaza d'une "mission de protection internationale", faite initialement le 18 mai.