Jeudi, 21 Juin, 2018

Violences du 1er-Mai. Collomb promet " plus de forces de l'ordre "

Scènes de violence à Paris en marge du défilé du 1er-Mai 1 200 personnes encagoulées ont été resencées par la police THOMAS SAMSON AFP or licensors
Manon Joubert | 03 Mai, 2018, 10:00

Au lendemain de ces violences, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a promis sur la chaîne France 2 "encore plus de forces de l'ordre" lors des prochaines manifestations, "avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser".

Le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, actuellement en déplacement en Australie, a condamné sur Twitter "avec une absolue fermeté les violences" qui ont "dévoyé les cortèges du 1er-Mai", ajoutant que "tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes". Ces faits sont condamnables et ils seront condamnés. "Face aux critiques implicites accusant le pouvoir de passivité stratégique, le préfet de police de Paris Michel Delpuech a assuré que les forces de l'ordre " ne pouvaient pas intervenir sans craindre de faire des dégâts collatéraux " à cause de la présence des Blacks Blocs au sein même du cortège".

Interrogé ce mercredi matin sur France.

Ces individus sont "repérables", a fustigé le patron du syndicat CGT, Philippe Martinez.

"J'en suis désolé, je ne comprends pas, alors qu'il y a beaucoup de luttes unitaires dans tout le pays, qu'au niveau des confédérations on n'arrive pas à mettre de côté nos différences pour travailler ce qui nous rassemble", a-t-il dit. Les cheminots participaient en nombre aux cortèges. "Le 1er mai est la journée des travailleurs, pas la journée des casseurs", a-t-il martelé.

"Je ne suis pas d'un tempérament à esquiver quoi que ce soit", a-t-il répondu.

Les forces de l'ordre ont interpellé 283 personnes en marge de la manifestation du 1er-Mai à Paris, qui a été émaillée de violences et de dégradations, et 109 étaient mardi en garde à vue.

"Il y a un mouvement qui est puissant", "nous allons nous adapter", a déclaré Gérard Collomb, précisant que les effectifs des forces de l'ordre seraient renforcés pour les prochaines manifestations.

Alors que la préfecture de police n'attendait que 500 à 600 militants radicaux, ils étaient environ 1 200 à s'être mêlés à la foule de manifestants.