Jeudi, 15 Novembre, 2018

"Une autre Europe est possible" — Marine Le Pen

Christian Estrosi Christian Estrosi
Manon Joubert | 02 Mai, 2018, 01:06

Traditionnellement, la journée internationale des travailleurs n'est pas l'occasion de faire bloc pour les syndicats, à quelques exceptions près, comme le 1er mai 2002.

"C'est une tradition nationale que je respecte, je regrette simplement qu'il n'y ait plus le grand défilé populaire qu'il y avait chaque année et que le Front national a supprimé pour des raisons que je conteste, évidemment", a déclaré celui qui s'était qualifié pour le second tour de la présidentielle en 2002, et qui était accompagné mardi par son épouse, Jany Le Pen. "Nous pouvons changer d'Europe (à partir) de l'Europe"Nous pensions que nous ne pourrions changer d'Europe que par la voie de l'Elysée".

De son côté, Marine Le Pen a rendu "hommage", m Cannes (Alpes-Maritimes), aux actions antimigrants menées dans les Alpes voisines par le mouvement radical Génération Identitaire (GI). Ce mardi 1er mai, en même temps qu'elle lançait sa campagne des Européennes, la présidente du Front national a célébré Jeanne d'Arc sur un square en bord de mer, à Cannes, pendant que Jean-Marie Le Pen était, lui, place des Pyramides à Paris.

Deux invités de marque ont cependant brillé par leur absence, mettant à mal la stratégie d'alliances de Marine Le Pen, qui a encore plaidé à Nice pour une "liste d'ouverture" en France et des rapprochements en Europe.

Mais au final, Matteo Salvini et Geert Wilders (leader du PVV néerlandais) étaient absents, préférant l'un et l'autre s'occuper de leurs dossiers nationaux, à savoir la constitution du gouvernement pour Salvini et un procès pour Wilders.

Le secrétaire général du FPÖ autrichien, Harald Vilimsky, a asséné qu'il était "contre (l') immigration de masse en Europe, contre l'islamisation (du) continent européen", sous les applaudissements des militants qui scandaient "on est chez nous". Il s'agit de rassembler les partis du groupe ENL et ceux susceptibles d'obtenir des élus en 2019 en vue d'une éventuelle recomposition, explique l'eurodéputé Nicolas Bay.