Samedi, 23 Juin, 2018

Une "approche unie" des 28 pour sauvegarder l'accord nucléaire

Edition numérique des abonnés Les entreprises européennes en Iran protégées des sanctions américaines
Manon Joubert | 18 Mai, 2018, 04:16

Le chef du gouvernement souhaiterait entre autres que l'Union européenne se serve davantage de sa position économique pour faire comprendre à l'Etat d'Israël qu'il a besoin de l'Europe.

Bien que leur dîner de travail n'ait pas abouti à des décisions formelles, les 28 ont convenu que "l'UE continuera de se battre pour un système international basé sur des règles malgré les récentes décisions sur le climat, les droits de douane et l'Iran", a expliqué une source européenne à l'AFP.

Donald Trump a par ailleurs décidé d'appliquer des sanctions aux entreprises étrangères qui refuseraient de "sortir " d'Iran. Avec le retour des sanctions américaines contre l'Iran, Washington menace les entreprises européennes de poursuites. "Nous sommes témoins aujourd'hui d'un nouveau phénomène, l'attitude capricieuse de l'administration américaine", a dénoncé le président du Conseil européen Donald Tusk, avant le début de la réunion.

Lors d'une conférence de presse du sommet UE-Balkans le 17 mai à Sofia, en Bulgarie, Emmanuel Macron a souligné la stratégie diplomatique de la France après l'annonce de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien. Tout particulièrement, celui du retrait de l'accord sur le nucléaire iranien et des sanctions frappant leurs entreprises européennes opérant dans ce pays.

Cet accord " est d'une importance primordiale pour la paix dans la région concernée et, au-delà, pour la paix mondiale", a insisté mercredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, après une rencontre à Bruxelles avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

" Les moyens sont là, nous les utiliserons". A ses côtés, M. Guterres a souhaité que "ces mesures puissent avoir du succès".

Concernant les relations commerciales, l'objectif est d'obtenir l'exemption permanente des droits de douane que les Etats-Unis veulent imposer aux exportations européennes d'acier et d'aluminium. Les décisions unilatérale du locataire de la Maison Blanche sur le nucléaire iranien ou l'instauration de taxes douanières sur l'acier et l'aluminium sont des exemples de cas où les Etats-Unis ont agi contre les intérêts européens, selon M. Michel. Outre l'Iran et le commerce, les 28 parleront aussi des événements à Ghaza qui sont aussi liés "à la question plus vaste des conséquences des décisions de Donald Trump", a souligné un haut responsable européen. Mais l'unité des Européens n'est pas sans faille sur le sujet, comme l'a illustré le blocage récent par la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie d'une déclaration européenne critiquant ce transfert.