Vendredi, 20 Juillet, 2018

Syrie, des bombardements probablement israéliens visent des Iraniens

Un soldat syrien à Jobar dans la Ghouta le 17 avril 2018 Un soldat syrien à Jobar dans la Ghouta le 17 avril 2018
Manon Joubert | 02 Mai, 2018, 01:03

Les tirs de missiles portés dimanche soir sur plusieurs bases militaires du nord-ouest de la Syrie ont provoqué un léger tremblement de terre dans la zone de la ville de Hama, rapporte le site d'information israélien Haaretz, citant le Centre sismologique euro-méditerranéen.

Des tirs de missiles ont frappé des "positions militaires" de l'armée syrienne dans les provinces de Hama et d'Alep dans la nuit de dimanche à lundi.

Par ailleurs, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme a déclaré que la base ciblée abritait aussi des combattants iraniens.

Le chef de l'État n'a toutefois pas évoqué nommément ces frappes ayant tué 26 combattants prorégime, majoritairement iraniens, selon une ONG qui a évoqué une " probable " responsabilité israélienne.

Hier soir vers 22h00, des roquettes auraient frappé plusieurs bases militaires dans les provinces de Hama et d'Alep a annoncé l'agence de presse officielle SANA, dénonçant une "agression " sans en identifier les auteurs. " Au moins 26 combattants ont été tués, dont quatre Syriens".

Déjà accuser le 9 avril dernier d'avoir organisé un raid meurtrier visant une base militaire située dans la province d'Homs, Israël se retrouve donc une nouvelle fois visé par de nombreuses accusations.

Sur NBC News, les responsables américains ont également indiqué qu'Israël semble se préparer à une guerre ouverte avec l'Iran, ajoutant que l'Etat hébreu cherche à obtenir le soutien des Etats-Unis.

Interrogé à la radio israélienne, le ministre israélien chargé des renseignements, Yisrael Katz, a affirmé qu'il "n'était pas au courant de cet événement". Guerre qui génère d'autant plus de tensions et d'affrontements que sont présentes en Syrie, trois des plus rands ennemis de l'État hébreu, à savoir le régime syrien lui-même, l'Iran et enfin, le Hezbollah libanais.

Le ministre israélien de la défense Avigdor Lieberman avait affirmé plus tôt ce mois-ci que son pays s'en prendra à toute tentative d'" implantation militaire " iranienne en Syrie " quel que soit le prix à payer ".